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Extorsion présumée
«Anisha» : le faux profil qui aurait piégé des hommes
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Extorsion présumée
«Anisha» : le faux profil qui aurait piégé des hommes
■ Mahamoodally Muhammad Ayman Ahamad, 22 ans, se serait fait passer pour une femme.
Sous l’identité fictive d’«Anisha», utilisée sur les réseaux sociaux et les applications de rencontre, Muhammad Ayman Ahamad Mahamoodally, 21 ans, est soupçonné d’avoir joué un rôle clé dans un réseau présumé de racket et d’extorsion.
Selon les enquêteurs de la Criminal Investigation Division (CID) de Port-Louis Nord, ce profil féminin était utilisé pour attirer les victimes dans un scénario bien rodé. Des échanges étaient d’abord engagés avec des hommes, avant que des rendez-vous ne soient fixés dans des lieux privés. Une fois sur place, la situation basculait rapidement. Les victimes auraient alors été confrontées à plusieurs individus, qui les auraient agressées avant de les contraindre à effectuer des transferts d’argent. Dans certains cas, les faits auraient été filmés, renforçant la dimension de chantage et de pression psychologique.
Les investigations ont permis de relier deux dossiers présentant des similitudes. Dans un premier cas, un homme de 37 ans affirme avoir été contraint de transférer Rs 150 000 après avoir subi des violences. Une autre affaire fait état d’un montant de Rs 200 000, portant à Rs 350 000 le préjudice actuellement identifié.
L’enquête a conduit à l’interpellation de quatre personnes. Trois d’entre elles ont été arrêtées : Soulayeha Rawa, Ashfaaq Oozeear et Muhammad Ayman Ahamad Mahamoodally, ce dernier présenté comme le principal opérateur du faux profil «Anisha». Un adolescent de 14 ans est également concerné par l’enquête. Son implication présumée devra être examinée selon la procédure applicable aux mineurs, notamment par une audition en présence de ses parents, avant toute décision du Directeur des poursuites publiques.
Les trois suspects ont été traduits devant le tribunal de Port-Louis la semaine dernière, accusés d’extorsion et d’agression. Ils ont été maintenus en détention. La police estime que d’autres personnes pourraient avoir été ciblées, sans avoir porté plainte, souvent par crainte de représailles ou d’une exposition publique. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour établir l’ampleur réelle du dispositif et préciser les responsabilités de chaque intervenant.
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