Publicité

Ultramarathon

Pascal Ducray : «Je cours pour aider des personnes à souffrir un peu moins»

9 juin 2026, 22:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Pascal Ducray : «Je cours pour aider des personnes à souffrir un peu moins»

Pascal Ducray, athlète reconnu pour son engagement en faveur de causes philanthropiques, se prépare à relever un nouveau défi pour lever des fonds à travers la plateforme Small Step Matters. Le sportif mauricien s’engagera le dimanche 14 juin sur les routes du KwaZulu-Natal, en Afrique du Sud, pour le très exigeant «Comrades 90 km Ultramarathon». Dans sa tête et dans son cœur, sa maman décédée en mars et Jean, le patient qu’il soutient à travers son challenge.

Au fil des années, un lien fort s’est forgé entre vous et Small Step Matters. C’est important que vos défis sportifs soient associés à des causes ?

Oui, j’en suis à mon quatrième projet à travers cette plateforme solidaire de financement. Il est important de faire des défis sportifs qui sont associés à des causes. Et j’essaie autant que possible d’associer l’effort physique à une conscientisation du public sur des causes qui me touchent. Si cela peut aider à lever des fonds, en plus, cela donne une autre dimension, une autre récompense que le graal personnel de finir un challenge sportif avec une certaine performance en termes de chronométrage.

Qu’est-ce qui vous a touché particulièrement dans l’histoire du patient Jean partagé sur Small Step Matters ?

L’histoire du patient Jean m’a touché dans le sens que c’est une personne qui a des besoins particuliers en raison de troubles cognitifs. Je suis personnellement touché avec un proche aux besoins assez similaires. Je comprends donc très bien ce que cet état de santé peut engendrer, notamment en termes de soins médicaux à domicile, en clinique ou en maison spécialisée. J’ai moimême perdu ma mère il y a quelques mois, le 22 mars pour être précis, et j’ai vu que dans les derniers mois de sa vie, elle avait besoin d’aide pour garder sa dignité. Et j’ai constaté à quel point ce type de soins peut être onéreux. Si ce défi peut aider une personne à gagner en confort sur sa fin de vie et conscientiser le public sur les défis posés par les troubles cognitifs associés au vieillissement, un double objectif est atteint.

Comment s’annonce l’épreuve du dimanche 14 juin ?

L’épreuve se déroulera avec un départ donné à 5 heures du matin. Cela s’annonce dur et long. J’ai fait l’épreuve l’année dernière. Une année le parcours est en descente et cette année, ce sera la montée entre Durban et Pietermaritzburg. Donc, les coureurs s’élanceront du niveau de la mer, du littoral vers les hauts plateaux et Pietermaritzburg, avec environ 1 900 mètres de dénivelé positif. Mais il y a beaucoup de descentes aussi sur le parcours.

Un objectif personnel pour cet ultramarathon de 90 km ?

L’année dernière, j’ai terminé en 9 heures, 2 minutes et 33 secondes. Donc, j’ai 154 secondes à aller chercher pour passer sous la barre des 9 heures. Je me sens un peu plus costaud que l’an dernier, mais on ne sait jamais… et déjà, il y a plus de montées cette fois-ci.

Comment s’est déroulée votre préparation ?

La préparation s’est bien passée. Je suis à 110 km de course à pied par semaine. Je cours tous les jours ou presque. En moyenne, un jour de repos par semaine. Je me suis bien entraîné. Cela devrait payer. Après, tout est une question de gestion d’efforts, de nutrition, d’hydratation sur la course… Vraiment, je vise à passer la première partie de course en me sentant relativement “frais”. C’est vraiment dans la seconde partie et plus précisément dans le dernier quart que tout se joue, non seulement physiquement mais également mentalement. Je me sens prêt en tout cas et motivé pour aller chercher ce record personnel, grappiller ces secondes et passer sous la barre des 9 heures.

Une épreuve au cours de laquelle vous ne serez pas seul… Le soutien de votre famille est un plus ?

L’année dernière, j’étais sur cette épreuve avec un ami. Ce même ami sera sur la ligne de départ. Mon épouse, qui est coureuse, fera partie du voyage mais cette année, elle vient pour me supporter. Mon père sera là également. Je suis très touché d’avoir quatre personnes autour de moi, puisqu’un autre ami vient encourager sa femme engagée elle aussi. Donc, quatre supporters ! Je suis bien entouré et c’est important, car voir quelques visages familiers sur une longue course pareille, cela redonne un peu de boost au moral pour avancer et cela permet d’avoir quelques ravitaillements essentiels. Je suis très heureux d’avoir une belle équipe autour de moi, cela va m’aider beaucoup !

D’autres compétitions prévues cette année ?

Après cette course, j’aurai besoin d’un bon break. Pas d’autres compétitions prévues tout de suite. Mais je vais sans doute retrouver un autre challenge. Peut-être fin août. Et l’année prochaine éventuellement la 100ᵉ édition du Comrades – historiquement le plus ancien ultramarathon sur route. Et probablement un marathon entre les deux éditions du Comrades. Pour l’instant, pas de projet défini. D’abord, l’objectif d’accomplir l’édition 2026 au mieux. Et puis une bonne récupération. Quand on est dedans, on se promet que plus jamais on s’élancera pour un défi pareil. On a besoin de quelques jours de digestion. Après, on repart vers un beau défi en se repréparant mentalement.

Et toujours en cultivant le plaisir dans l’effort et l’endurance ?

Oui, je reste positif, je «découpe» mes entraînements et ma course en mini-objectifs, pour continuer toujours à avancer et ne jamais être découragé. Garder une motivation, garder le sourire et oui, prendre du plaisir bien sûr sur la course. Se rappeler pourquoi on est là, pourquoi on fait les choses et pourquoi on veut aller de l’avant. Sourire crée de l’endorphine et motive le cerveau à voir le positif. Moi, quand je cours et que la souffrance commence à entrer dans la course, je sais que ma souffrance va se terminer au point d’arrivée. Alors quand je fais des pas vers ce point final, je me dis que je cours pour aider des personnes à souffrir un peu moins. Je pense aux autres quand je cours et cette fois, je penserai particulièrement à ma petite maman. Il faut gérer le moment présent et être conscient de la chance qu’on a de vivre de grands moments comme celui-là, comme le Comrades Ultramarathon !

***** 

Comment soutenir le défi de Pascal Ducray et le patient Jean ?

Âgé de 70 ans, Jean est atteint de troubles du comportement et de pertes cognitives nécessitant une prise en charge permanente, que ce soit à domicile ou au sein d’une structure spécialisée. Les coûts liés à son accompagnement médical et à ses besoins quotidiens sont considérables. Confrontée à des moyens financiers limités, sa famille sollicite aujourd’hui un soutien afin de lui garantir des conditions de vie et de soins adaptées et dignes.

Touché par l’histoire de Jean, mais aussi par les défis auxquels font face de nombreuses familles accompagnant un proche atteint de troubles cognitifs liés au vieillissement, Pascal Ducray a souhaité mettre son effort sportif au service de cette cause.

Pour soutenir ce défi et le patient, plusieurs options pour contribuer :

Pay merchant sur Juice - Choisir Small Step Matters Ltd - Référence Jean

• Send to mobile sur Juice - 57148485 Référence : Jean

• Par virement sur le Compte bancaire de Small Step Matters : 000444289887.

• Référence : Jean

• Campagne éligible aux fonds CSR – Contact : manager@smallstepmatters. org

Publicité