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Mai-75 : quand la jeunesse mauricienne a fait bouger le pays
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Mai-75 : quand la jeunesse mauricienne a fait bouger le pays
Les collégiens souhaitent un système éducatif offrant des chances égales à tous.
Le 20 mai 1975 reste une date marquante de l’histoire de Maurice. Ce jour-là, près de 20 000 collégiens sont descendus dans les rues pour dénoncer les inégalités du système éducatif, et réclamer une école plus juste et accessible à tous. À l’époque, l’enseignement secondaire était payant et réservé à une minorité, obligeant de nombreuses familles modestes à faire des sacrifices.
Partis de plusieurs collèges de l’île, les jeunes ont marché vers Port-Louis dans une ambiance de solidarité et de contestation. Leur mobilisation a été stoppée par les forces de l’ordre au pont de Grande-Rivière-Nord-Ouest, où des affrontements ont éclaté. Malgré la répression, ce mouvement estudiantin a profondément marqué la société mauricienne. Les revendications de Mai-75 ont contribué à des changements majeurs: l’introduction de l’éducation gratuite dès 1976, le droit de vote à 18 ans, la création de nouveaux collèges d’État et une réforme progressive du système éducatif.
Cinquante et un ans plus tard, plusieurs acteurs de cette révolte estiment que ce combat a permis de démocratiser l’éducation et de donner une nouvelle voix à la jeunesse mauricienne.
La foule de collégiens sur les berges de Grande-Rivière-Nord-Ouest.
Gros déploiement policier lors de l’intervention du ministre de l’Éducation, Régis Chaperon.
Des élèves brûlant des pneus.
Les élèves des collèges de la capitale veulent rencontrer ceux des basses Plaines-Wilhems à Grande-RivièreNord-Ouest, mais ils doivent faire face à la police.
La grève devient émeute : la demeure du député et ancien maire des Villes sœurs, Henry Ythier, à Rose-Hill, est mise à sac le 21 mai.
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