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Violence en milieu scolaire
Une approche interministérielle réclamée
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Violence en milieu scolaire
Une approche interministérielle réclamée
Un professionnel de santé propose la mise en place d’une conférence de cas multidisciplinaire pour renforcer la gestion des situations de violence en milieu scolaire.
Face à un cas jugé sensible au ministère de l’Éducation et des ressources humaines, un parent d’élève, qui est aussi un professionnel de santé, appelle les autorités à renforcer l’encadrement et le suivi des situations de violence en milieu scolaire. Dans une lettre adressée au Senior Chief Executive du ministère, Mohammad Rizwan Chumroo, physiothérapeute enregistré, recommande la mise en place d’une conférence de cas multidisciplinaire et interministérielle afin d’assurer une prise en charge plus structurée et coordonnée.
Cette correspondance fait suite à une réunion tenue le 18 mai à la Mohunlall Mohith Government School, en présence du directeur de l’établissement et de représentants du ministère. Dans son courrier, l’auteur estime que certaines mesures présentées lors de cette rencontre ne permettraient pas encore de garantir pleinement la sécurité et le bien-être des élèves concernés. Le professionnel rappelle que les comportements agressifs chez l’enfant résultent souvent d’une combinaison complexe de facteurs émotionnels, comportementaux et environnementaux. Selon lui, une intervention efficace nécessite un travail concerté impliquant plusieurs spécialistes et institutions.
Dans sa lettre, il souligne également que cette affaire a déjà suscité de nombreuses réactions dans l’espace public. Il évoque notamment les inquiétudes exprimées par des parents et les déclarations de la mère de l’enfant concerné, faisant état d’un traumatisme et d’une peur de retourner à l’école. Sans tirer de conclusions hâtives, il estime que ces éléments justifient une réponse «structurée, multidisciplinaire et fondée sur des données professionnelles».
Afin de renforcer la transparence et la confiance du public, Mohammad Rizwan Chumroo propose ainsi la création d’une plateforme réunissant différents acteurs institutionnels et spécialistes. Parmi les intervenants suggérés figurent notamment des représentants du ministère de l’Éducation, des psychologues cliniciens, un psychiatre du ministère de la Santé, un travailleur social, un ergothérapeute et un orthophoniste.
L’objectif serait de procéder à une évaluation globale de la situation, incluant des analyses comportementales, émotionnelles et neurodéveloppementales, avant d’élaborer un Individual Behaviour Intervention Plan. Ce plan d’intervention pourrait comprendre des objectifs comportementaux précis, des mesures d’accompagnement en classe, un suivi des parents et des procédures de gestion de crise. L’auteur insiste également sur l’importance d’un accompagnement familial et d’un suivi régulier afin d’assurer la continuité des soins et des interventions. Selon lui, une telle démarche démontrerait l’engagement de l’État à protéger les droits des enfants tout en favorisant un environnement scolaire inclusif et sécurisé.
Tout en reconnaissant les efforts déjà entrepris par les autorités concernées, le physiothérapeute estime qu’une approche plus coordonnée aurait pu être amorcée durant la période de suspension de l’enfant concerné. Il affirme toutefois qu’«il n’est jamais trop tard pour réévaluer et renforcer» les dispositifs proposés. La lettre a également été transmise à plusieurs instances, dont le Bureau du Premier ministre, le ministre de l’Éducation, l’Ombudsperson for Children et des représentants du secteur éducatif.
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La GTU réclame des mesures urgentes pour protéger les enseignants
Face à la multiplication des cas d’agression envers les enseignants, la Government Teachers’ Union (GTU) tire la sonnette d’alarme et condamne sans réserve ces actes de violence qui, selon le syndicat, plongent de nombreux éducateurs dans un climat de plus en plus difficile, voire de véritable terreur dans certaines régions du pays. La GTU estime qu’une école ne peut se transformer en un ring de boxe où des enseignants, engagés dans l’apprentissage et l’encadrement des enfants, se retrouvent confrontés à des parents qui se croient au-dessus de la loi.
Le syndicat lance ainsi un appel pressant au ministère de l’Éducation afin que des décisions concrètes soient prises dans les plus brefs délais pour assurer la sécurité du personnel éducatif et des élèves. Le syndicat rappelle d’ailleurs qu’il existe déjà des circulaires ministérielles établissant des lignes directrices régissant l’accès aux établissements scolaires. Il souhaite que les chefs d’établissement appliquent rigoureusement ces mesures afin de mieux contrôler l’entrée des membres du public dans les écoles et de limiter les risques d’incidents.
Dans cette optique, la GTU plaide également pour l’extension de la présence d’agents de sécurité dans toutes les écoles primaires, une mesure déjà instaurée dans certains établissements. Elle propose aussi la mise en place de patrouilles régulières de la police autour des écoles, assurées par les postes les plus proches, avec une capacité d’intervention rapide en cas de situation critique. Autre proposition avancée : la création d’un dispositif de subvention permettant aux écoles de s’équiper de caméras de vidéosurveillance. Selon la GTU, ces dispositifs contribueraient non seulement à protéger les biens des établissements, mais aussi à garantir la sécurité du personnel et des élèves. Les images enregistrées pourraient également servir de preuves en cas d’incidents.
Parallèlement aux mesures sécuritaires, la GTU insiste sur l’importance du renforcement des valeurs humaines dans la société. Respect, discipline, politesse et responsabilité doivent, selon elle, redevenir des repères essentiels pour préserver la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Le syndicat réclame enfin une vaste campagne nationale de sensibilisation contre la violence à l’encontre des enseignants. Affiches dans les écoles, messages de prévention, clips vidéo diffusés à la télévision et sur les réseaux sociaux : autant d’initiatives qui permettraient de promouvoir un environnement scolaire plus respectueux et sécurisé. La GTU réaffirme ainsi son soutien indéfectible aux éducateurs et assure qu’elle continuera à défendre leur sécurité ainsi que leur dignité sur leur lieu de travail.
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