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Travailleurs étrangers
La CTSP craint une hausse des abus sous le nouveau système
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Travailleurs étrangers
La CTSP craint une hausse des abus sous le nouveau système
■ La nouvelle procédure pourrait entraîner une hausse des coûts pour les entreprises, avec des répercussions possibles sur les travailleurs eux-mêmes.
Le récent communiqué du ministère du Travail sur le recrutement des travailleurs étrangers continue de susciter des réactions dans le milieu syndical. Désormais, les employeurs devront obligatoirement passer par des agents recruteurs agréés pour faire venir de la maind’œuvre étrangère, une mesure qui, selon la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP), soulève plusieurs interrogations.
Pour le président de la CTSP, Reeaz Chuttoo, cette réforme vise certes à mieux encadrer le système de recrutement, mais certaines zones d’ombre demeurent. «Il fallait mettre un peu d’ordre dans ce secteur, car auparavant les employeurs pouvaient recruter directement leurs travailleurs. Mais aujourd’hui, la question qui se pose est de savoir comment ces agents recruteurs ont été sélectionnés», affirme-t-il.
Selon lui, environ huit personnes ou entités auraient déjà obtenu un permis d’opération. Le syndicaliste craint toutefois que cette nouvelle procédure entraîne une hausse des coûts pour les entreprises, avec des répercussions possibles sur les travailleurs eux-mêmes. «Les compagnies chercheront probablement à réduire leurs dépenses ailleurs, notamment à travers une sous-évaluation des catégories de travailleurs», soutient-il.
La CTSP insiste également sur la nécessité de revoir la classification salariale des employés étrangers. Reeaz Chuttoo rappelle que le Bureau international du Travail réclame depuis plusieurs années la mise en place d’un système de «Recognition of Prior Learning» (RPL), afin que les compétences et l’expérience des travailleurs soient officiellement reconnues et rémunérées en conséquence.
Selon lui, de nombreux travailleurs étrangers continuent aujourd’hui d’être rémunérés au salaire minimum, alors que ce barème devrait principalement concerner les travailleurs non qualifiés. Le syndicaliste dit espérer que les autorités prendront ces préoccupations en considération et insiste sur l’importance d’un processus de délivrance des licences basé sur la transparence et les compétences.
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