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Mauritius Post Ltd : Rs 282 millions de pertes, Rs 1,7 milliard de déficit

30 avril 2026, 16:45

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Mauritius Post Ltd : Rs 282 millions de pertes, Rs 1,7 milliard de déficit

La Mauritius Post Ltd traverse une crise financière sévère. Pour l’exercice clôturé au 30 juin 2025, elle affiche une perte opérationnelle de Rs 282 millions. Son déficit actionnarial s’élève à Rs 1,7 milliard, tandis que le passif de retraite atteint Rs 2,6 milliards. Le découvert de Rs 177 millions est intégralement utilisé et un dépôt à terme de Rs 200 millions a dû être encaissé pour honorer les obligations courantes. Les répercussions sur les employés, tant à Maurice qu’à Rodrigues, sont déjà visibles. En février 2026, le paiement des indemnités de congé maladie a été reporté à mars avec trois jours de retard supplémentaires. Le ministre Avinash Ramtohul, qui répondait au député de Rodrigues Jacques Edouard, a qualifié l’événement de «one-off», promettant que cela ne se reproduirait pas.

Mais la situation structurelle ne se résout pas par un communiqué rassurant. Le ministre a énuméré une série de mesures à court et moyen termes. En matière de ressources humaines : réorganisation interne, renforcement des compétences, gel du recrutement et des promotions, contrôle strict des heures supplémentaires. Sur le plan opérationnel : hausse des tarifs postaux, révision des commissions facturées aux organisations, développement accéléré des services e-commerce et colis via des partenariats internationaux, expansion des services numériques et publicitaires, ainsi que location des espaces inutilisés dans les bureaux de poste.

À plus long terme, des réformes structurelles sont envisagées: partenariats stratégiques, exploration de nouveaux marchés pour diversifier les activités et assurer la viabilité d’un opérateur pris en étau entre la désaffection du courrier traditionnel et une concurrence logistique croissante. Le ministre a rappelé que les bureaux de poste du monde entier traversent les mêmes turbulences avant d’imputer une part de responsabilité aux «omissions» du gouvernement précédent, qui n’aurait pas anticipé la nécessaire transformation du modèle. Deux questions supplémentaires ont soulevé des préoccupations concrètes : sur les droits à la retraite des employés proches en fin de carrière, le ministre a renvoyé aux clauses contractuelles individuelles ; et sur l’inadéquation des locaux du bureau de poste de Malabar, trop exigu face à l’afflux de colis, le ministre a promis d’y donner suite.

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