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Banque mondiale

Un ralentissement de la croissance attendu cette année

16 avril 2026, 15:00

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Un ralentissement de la croissance attendu cette année

La croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait ralentir à 2,5 % en 2026, selon le Macro Poverty Outlook de la Banque mondiale publié ce mois-ci. Cette tendance à la baisse s’expliquerait principalement par un environnement international moins favorable et par les incertitudes liées au conflit au Moyen-Orient.

Dans ce contexte de ralentissement de la croissance, plusieurs secteurs clés de l’économie pourraient être affectés. Selon le rapport, les effets devraient particulièrement se faire sentir sur le secteur touristique. Les compagnies aériennes de la région représentant environ 15 % des vols vers Maurice, une réduction de leurs fréquences, combinée à la hausse des prix du pétrole et des billets d’avion, pourrait freiner les arrivées. Le secteur devrait toutefois conserver une certaine résilience, soutenu par la diversification des liaisons aériennes, notamment vers l’Europe.

Les tensions sur les prix devraient également se renforcer. L’inflation est attendue à 3,9 % en 2026, tout en restant dans la fourchette cible de la Banque de Maurice. Le déficit de la balance courante pourrait, lui, se creuser pour atteindre 7 % du PIB, sous l’effet notamment de la hausse des coûts d’importation.

Les risques

Sur le plan des finances publiques, les réformes fiscales prévues – dont l’extension de la taxe sur la valeur ajoutée aux services numériques depuis janvier 2026 – devraient améliorer les recettes de l’État, estimées à 26,5 % du PIB. En parallèle, certaines mesures sur les pensions et les aides sociales visent à contenir les dépenses courantes. Mais la hausse des salaires dans la fonction publique ainsi que les investissements publics maintiendraient la dépense totale à un niveau élevé, autour de 33,6 % du PIB. Le déficit budgétaire resterait important, à 7,1 %, tandis que la dette publique pourrait atteindre 90,5 % du PIB.

Par ailleurs, le Macro Poverty Outlook met en avant plusieurs risques. Une aggravation du conflit au Moyen-Orient pourrait peser davantage sur la demande mondiale et sur la confiance des investisseurs. La hausse du prix du pétrole risquerait également d’augmenter davantage les coûts de transport et de production, tout en alimentant les pressions inflationnistes. À cela s’ajoutent des fragilités internes, comme des recettes fiscales inférieures aux attentes ou des retards dans certaines réformes, susceptibles de freiner l’assainissement budgétaire. Ainsi, le niveau élevé de la dette constitue une vulnérabilité, avec un risque de dégradation de la notation financière du pays. De plus, les aléas climatiques restent un facteur de risque pour le tourisme et les infrastructures.

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