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Chikungunya

Une flambée inquiétante en ce mois d’avril

12 avril 2026, 05:15

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Une flambée inquiétante en ce mois d’avril

La situation sanitaire liée au chikungunya suscite une vive inquiétude dans le pays en ce mois d’avril. Selon le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de santé, pas moins de 45 nouveaux cas ont été enregistrés le jeudi 9 avril. Du début de l’année au 10 avril, le pays a totalisé 1 112 cas confirmés, un chiffre qui alarme les autorités sanitaires.

Actuellement, environ 150 cas actifs sont recensés à travers l’île, bien que ce nombre reste évolutif et change quotidiennement. Les données indiquent une propagation géographique notable. Si des cas ont été signalés dans des régions comme Boundary, Quatre-Bornes, Palma et rue Berthaud, Vacoas, les régions les plus touchées demeurent Trèfles, Stanley, Rose-Hill (Plaisance), Roche-Brunes et Camp-Levieux.

Plus préoccupant encore, le rythme de contamination s’accélère. Les autorités rapportent désormais plus de 40 nouveaux cas par jour, ce qui témoigne d’une circulation active du virus. «La situation est très critique», souligne le Dr Khodabocus, appelant à une mobilisation collective face à cette recrudescence.

Les conditions climatiques actuelles jouent un rôle déterminant dans cette flambée. La chaleur intense, combinée à des pluies intermittentes, favorise une forte humidité, créant un environnement propice à la prolifération des moustiques, principaux vecteurs de la maladie. Le mois d’avril est ainsi considéré comme une période particulièrement à risque.

Face à cette urgence sanitaire, les autorités intensifient leurs interventions sur le terrain. Des opérations de démoustication sont en cours, avec le soutien de partenaires tels que Mauri Facilities. Les forces de l’ordre, notamment la police et la Special Mobile Force, participent également aux efforts pour contenir la propagation.

Cependant, les autorités insistent sur le rôle crucial de la population. Le port de répulsifs anti-moustiques, l’élimination d’eaux stagnantes et la coopération avec les équipes sanitaires sont essentiels pour freiner la transmission du virus.

La comparaison avec l’année précédente met en évidence l’ampleur de la situation actuelle. En 2025, les premiers cas de chikungunya avaient été détectés en mars, pour un total annuel de 1 583 cas. Or, en 2026, plus de 70 % de ce chiffre a déjà été atteint en à peine trois mois et demi.

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