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Réforme éducative
Des critères de recrutement revus pour la fonction publique
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Réforme éducative
Des critères de recrutement revus pour la fonction publique
Le gouvernement envisage de revoir les critères de recrutement dans la fonction publique afin de les aligner sur la récente réforme du système éducatif. À partir de 2025, le passage du School Certificate (SC) au Higher School Certificate (HSC) ne nécessitera plus cinq credits, mais trois. Une évolution qui pousse aujourd’hui les autorités à repenser les exigences académiques pour certains postes publics.
Selon une circulaire, plusieurs ministères ont été invités à identifier les grades susceptibles d’être concernés par cet assouplissement. L’objectif serait de réduire, pour certains postes, le minimum requis de cinq à trois credits au SC, tout en maintenant des critères plus élevés lorsque la nature des fonctions l’exige. Cette approche vise à assurer une meilleure cohérence entre les parcours éducatifs et les conditions d’accès à l’emploi public, tout en tenant compte de profils variés, notamment ceux issus de filières techniques.
Du côté des autorités, cette réflexion s’inscrit dans une volonté d’adapter le recrutement aux réalités actuelles. En intégrant différentes combinaisons de qualifications, y compris les certificats techniques, le gouvernement entend élargir le vivier de candidats tout en préservant les compétences nécessaires au bon fonctionnement de l’administration publique.
Cependant, cette orientation ne fait pas l’unanimité. Pour Narendranath Gopee, négociateur de la Federation of Civil Services & Other Unions, cette décision envoie un mauvais signal. «Par cette mesure, on encourage les élèves à ne pas apprendre. Au contraire, il faudrait les inciter à viser cinq credits», affirme-t-il.
Renforcer les filières techniques
Le syndicaliste souligne qu’aujourd’hui, une majorité d’élèves bénéficie de cours particuliers en complément de l’enseignement scolaire. «Dans ces conditions, il n’est pas normal qu’un enfant ne puisse obtenir cinq credits, surtout dans un contexte où l’éducation est gratuite», insiste-t-il. Il rappelle également que les examens de Cambridge, reconnus à l’échelle internationale, ne feront l’objet d’aucune baisse de niveau ou d’exigence pour s’adapter à des réalités locales.
Pour Narendranath Gopee, la décision du gouvernement repose justement sur ce constat : l’impossibilité d’influer sur les standards internationaux. «C’est une mauvaise décision, car elle risque d’abaisser le niveau général de la société», prévient-il. Il évoque l’héritage d’une fonction publique historiquement exigeante et craint que cet assouplissement n’en compromette la qualité.
Le syndicaliste s’interroge également sur les conséquences à long terme. «Si demain, les élèves n’arrivent pas à obtenir trois credits, va-t-on encore abaisser le seuil ?» questionne- t-il. À ses yeux, une telle logique pourrait ancrer durablement des attentes à la baisse et rendre toute tentative de rehaussement des critères difficilement acceptable.
Plutôt que de réduire les exigences académiques, Narendranath Gopee plaide pour un renforcement des filières techniques. Il met en avant le Foundation Programme, qui permet aux élèves dès le Grade 9 de s’orienter vers des parcours plus pratiques. «Il faut investir davantage dans les écoles techniques», soutient-il.
Selon lui, certains emplois dans la fonction publique nécessitent davantage de compétences techniques que purement académiques. Il propose ainsi la création d’une filière HSC technique pour les élèves ayant obtenu trois credits et souhaitant s’orienter vers des métiers manuels. «Il faut donner un véritable choix aux jeunes et revaloriser ces métiers, qui ont une grande valeur.»
Alors que le gouvernement poursuit sa réflexion, le débat reste ouvert entre adaptation des critères et maintien des standards.
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