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Premier trimestre bouclé

Pas de vacances pour les défis de la rentrée

7 avril 2026, 06:08

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Pas de vacances pour les défis de la rentrée

Sur une note globalement apaisée, le premier trimestre scolaire s’est achevé, laissant place à une pause bien attendue jusqu’au 19 avril. «Vive les vacances !», soufflent autant les élèves que les enseignants à travers le pays. Une parenthèse de répit avant d’aborder un deuxième trimestre annoncé comme long, dense et déterminant pour la suite de l’année académique.

«Pas de grand dérapage»

Dans l’ensemble, ce premier trimestre s’est déroulé sans heurts majeurs. Arvind Bhojun, président de l’Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE), dresse un bilan plutôt positif de ces premiers mois. «Cela s’est passé dans le calme. Du côté du travail, des text- books ou encore de l’indiscipline, on a constaté qu’il n’y a pas eu de grands dérapages. Le premier term est passé assez smoothly», explique-t-il. Un constat rassurant dans un contexte souvent marqué par divers défis au sein des établissements scolaires.

Toutefois, un incident isolé est venu assombrir ce tableau. Un cas d’attouchement a été signalé et fait actuellement l’objet d’une enquête. «C’est un cas isolé, mais en général, cela s’est passé tranquillement», précise Arvind Bhojun, appelant à ne pas tirer de conclusions hâtives.

Sur le plan académique, le bilan apparaît plus nuancé. Si les résultats au Higher School Certificate sont jugés satisfaisants, des inquiétudes subsistent concernant le School Certificate.* «Il y a des soucis et nous devons trouver des solutions. Nous avons déjà énuméré ces problèmes», souligne-t-il. Ces questions ont été soulevées lors des Assises de l’Éducation, et les acteurs du secteur attendent désormais des réponses concrètes, notamment en matière de réformes.

L’introduction annoncée d’un nouveau mode de fonctionnement dans le système éducatif suscite de nombreuses attentes. Pour le président de l’UPSEE, il est essentiel que ces changements soient mis en œuvre progressivement. «Nous espérons que cela ne se fera pas brusquement, mais qu’il y aura une implémentation graduelle pour que tous puissent s’adapter», insiste-t-il.

Par ailleurs, la gestion de la Private Secondary Education Authority (PSEA) reste un sujet de vive préoccupation. L’UPSEE dénonce des dysfonctionnements importants, accusant l’organisme de ne pas remplir pleinement son rôle de régulateur. «On voit une loi à deux vitesses», affirme Arvind Bhojun, évoquant des traitements inéquitables entre enseignants selon les établissements.

«Les staffs payent les pots cassés»

Les doléances sont nombreuses : retards de salaires, allocations impayées pour certains cadres éducatifs depuis janvier, délais de plusieurs mois pour les nouvelles recrues, ou encore difficultés pour les retraités à percevoir leurs indemnités. Dans certains cas, même les familles de défunts attendent toujours les sommes dues. À cela s’ajoute le non-remboursement d’équipements de protection depuis plusieurs années. «Les staffs payent les pots cassés», déplore le syndicat, qui appelle les autorités à se prononcer sur l’avenir de la PSEA.

Du côté de la Government Teachers’ Union, son président Vishal Baujeet évoque un trimestre relativement calme, mais sans avancées majeures.«Il n’y a pas eu de grands développements, avec l’attente du Blueprint, qui ne vient pas», fait-il ressortir. Cette absence de feuille de route claire continue de susciter des interrogations au sein du secteur éducatif.

La reprise des classes est prévue pour le lundi 20 avril pour les élèves du pré-primaire, du primaire et du secondaire. Le deuxième trimestre, qui s’étendra jusqu’au 17 juillet, sera le plus long de l’année et concentrera une grande partie du programme académique. Les enseignants devront ainsi intensifier leurs efforts afin de préparer les élèves aux évaluations de fin de trimestre. En parallèle, l’accent sera également mis sur les activités parascolaires, essentielles au développement global des enfants. Excursions, journées sportives et événements culturels viendront enrichir le parcours des élèves durant cette période.

De son côté, Yugeshwar Kisto, président de la Government Secondary School Teachers’ Union ,évoque «un semestre de défis mais également de résilience». Il salue l’engagement des enseignants, tout en pointant plusieurs problématiques persistantes : classes surchargées, mutations précipitées, manque de ressources pédagogiques et difficultés liées à l’intégration des nouvelles technologies.

Le bien-être des enseignants constitue également une source de préoccupation. «Nous avons observé une détérioration, avec une charge de travail croissante et un manque de soutien institutionnel», souligne-t-il. Face à ces enjeux, il appelle à des mesures concrètes, notamment en matière de formation continue, de soutien professionnel et de dialogue avec les autorités. «Nous appelons le ministère à opérer des ajustements concrets et mesurables. Il faut investir davantage dans la formation continue des enseignants, revoir les mécanismes de soutien psychologique et professionnel mis à leur disposition, et engager un dialogue sincère et structuré avec les syndicats sur les conditions de travail. Une rentrée du deuxième trimestre réussie ne se décrète pas - elle se prépare, en concertation.»

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