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Meurtre de Nikesh Sapiny
Rich Marcelin condamné à 24 ans de prison
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Meurtre de Nikesh Sapiny
Rich Marcelin condamné à 24 ans de prison
La sentence est tombée le 3 avril en Cour suprême : Rick Marcelin a été condamné à 24 ans de servitude pénale pour avoir causé la mort de Nikesh Sapiny, 43 ans, lors d’une violente altercation sur un chantier à Valetta, le 21 octobre 2019. Prononcée par le juge Mehdi Manrakhan, après que l’accusé a plaidé coupable, elle a été rendue publique hier.
Les faits, tels qu’établis par la cour, révèlent une scène brutale. Marcelin, alors âgé de 23 ans et employé comme manœuvre-maçon par la victime, se trouvait avec cette dernière dans un local de stockage lorsqu’une dispute a éclaté. Au cœur du conflit : une somme de Rs 5 000 liée à la vente de drogues synthétiques.
Selon les éléments du dossier, Nikesh Sapiny aurait empêché Rick Marcelin de quitter les lieux. C’est dans ce contexte que ce dernier a saisi un marteau et porté un coup violent à la tête de la victime. L’impact a provoqué des lésions cranio-cérébrales mortelles.
La victime s’est effondrée, inconsciente, perdant abondamment du sang. Rick Marcelin ne lui a porté aucune assistance. Il a quitté la pièce, dont il a bloqué l’accès avec un bloc de béton et dissimulé l’arme dans un baril vide. Dans un geste jugé particulièrement accablant, il s’est ensuite emparé de Rs 50 dans la voiture de la victime pour acheter des cigarettes.
Au moment de la sentence, la cour a mis en lumière plusieurs facteurs aggravants : la violence extrême du geste, l’utilisation d’une arme, le contexte lié aux stupéfiants et le comportement post-crime visant à retarder toute intervention. Les antécédents judiciaires de l’accusé ont également lourdement pesé, notamment une tentative de vol avec violence en 2012, ainsi que des infractions répétées liées à la drogue, y compris lorsqu’il était en liberté conditionnelle.
Des éléments atténuants ont toutefois été retenus : son jeune âge au moment des faits, son plaidoyer de culpabilité, son milieu défavorisé et un historique psychiatrique qui fait état d’une schizophrénie diagnostiquée. La cour a fixé une peine de départ à 36 ans, réduite d’un tiers en raison du plaidoyer, aboutissant à 24 ans d’emprisonnement, avec déduction du temps déjà passé en détention.
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