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Salles de cinéma
MCiné rallume les projecteurs à La Croisette
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Salles de cinéma
MCiné rallume les projecteurs à La Croisette
■ Rajesh Callicharan, le directeur de MCiné : «Il nous manquait des salles dans le Nord.»
À La Croisette, Grand-Baie, les salles obscures ne resteront pas plongées dans le noir pour longtemps. Si la dernière séance aux Cinémas Star a eu lieu le mardi 31 mars dernier, MCiné a prévu de reprendre les lieux à partir du 16 avril prochain.
Rebondissement dans l’intrigue. L’histoire des salles obscures, situées dans le centre commercial La Croisette à Grand-Baie, va connaître un revirement de situation. Les Cinémas Star ont définitivement baissé les rideaux, le mardi 31 mars dernier. Mais le 16 avril prochain, c’est MCiné qui va s’installer dans les murs.
C’est ce que confirme Rajesh Callicharan, directeur de MCiné. «Depuis longtemps, nous avons eu beaucoup de demandes des spectateurs qui sont dans le Nord. Il nous manquait des salles dans cette région». Ce changement d’enseigne dans une quinzaine de jours, devrait, en toute probabilité, avoir en ouverture : Booth Bangla, un film bollywoodien réalisé par Priyadarshan, mêlant horreur et comédie, avec Akshay Kumar en tête d’affiche. Côté Hollywood, c’est le biopic de Michael Jackson, intitulé Michael, qui est attendu.
«On survit»
Les salles de MCiné à La Croisette Grand-Baie vont intégrer le réseau qui couvre Trianon, Port-Louis, Curepipe, Flacq et Tribeca Mall. Pour l’heure, MCiné conserve les équipements existants à La Croisette avant d’envisager tout nouvel investissement. «C’est un cinéma qui tournait déjà. Nou pann oule li ferme. Nou finn pran li “as it is”, pou le moman.» L’expérience a montré, ajoute Rajesh Callicharan que «ce sont les salles de cinéma qui se trouvent dans les centres commerciaux, qui marchent». Le public préfère avoir tout au même endroit: de quoi déjeuner/dîner, le cinéma, le shopping et autres loisirs. «Les salles de cinémas stand alone, cela ne fonctionne plus. Nous rencontrons d’ailleurs des difficultés avec la salle de Curepipe (Ndlr : l’ex-cinéma Novelty devenu MCiné en 2021)». Il y a aussi un effet d’entraînement, note le responsable. Le public préfère aller dans les lieux qui attirent le plus grand nombre. Mais «malgré les difficultés auxquelles nous faisons face, MCiné survit». Le responsable fait référence ici à la withholding tax de 15% et les 10% de tax deduction at source, applicables aux cinémas.
Le ticket toujours à Rs 250
Il souligne que le prix du ticket est resté inchangé après la pandémie de Covid-19. La place est actuellement à Rs 250. «Les gens disent que c’est un monopole. Mais si un autre importateur entre sur le marché, on va pousser les prix. C’est le consommateur qui va payer.»
Est-ce un service dont le prix sera influencé par le conflit au Moyen-Orient ? Rajesh Callicharan prévoit que parmi les obstacles à surmonter, «il y aura moins de films qui vont sortir. Des salles de cinéma dans les pays du Golfe sont fermées actuellement, donc c’est un gros marché en moins pour les films indiens». Par exemple, la sortie de Toxic : A Fairytale for Grown-Ups avec Yash, Nayanthara, Kiara Advani, Huma Qureshi, Rukmini Vasanth et Tara Sutariaqui dans les rôles principaux, qui devait sortir le 19 mars dernier a été repoussée au 4 juin prochain. Raison avancée par la production : «les incertitudes au Moyen-Orient pourraient empêcher le film de toucher le plus large public possible». Ce qui entraînera des pertes de revenus.
Même si le pouvoir d’achat des cinéphiles devrait être impacté par le conflit, Rajesh Callicharan affiche un optimisme à toute épreuve. «Nous avons pu surmonter les obstacles liés au Covid-19. Le conflit au Moyen-Orient sera un nouveau test mais tout finira par rentrer dans l’ordre.» Il estime qu’en temps de crise, «c’est le moment où les spectateurs ont encore plus besoin de divertissements, d’évasion.» Le responsable de MCiné l’affirme : une hausse du prix du ticket de cinéma n’est pas à l’ordre du jour.
Maîtrise de la chaîne importateur et diffuseur
Derrière MCiné, il y a la société Mont Ida Entertainment, dirigée par Rajesh Callicharan, qui importe et distribue les films. «C’est un domaine très risqué. Il faut savoir choisir les films. Parfois, même de bons films ne vont pas forcément marcher chez nous. C’est un pari, à chaque fois». Pour le gagner, le responsable mise sur ses 35 ans d’expérience. «Nous avons vu des distributeurs perdre tout ce qu’ils avaient à cause de mauvais choix de films.»
MCiné se retrouve maintenant en situation de monopole, pour la distribution et la diffusion. En l’espace de 20 ans, plusieurs salles ont fermé telles que Samlo Eros à Plaine-des-Papayes, le cinéma Anand à Triolet, les cinémas Majestic à Port-Louis, le cinéma BDC à Quatre-Bornes. Avant eux, ce sont les cinémas ABC qui ont mis la clé sous la porte.
«Dhurandhar 2», le film de tous les records
La sortie de «Booth Bangla», qui était prévue pour le 10 avril a été repoussée d’une semaine. Signe de l’évitement d’une sortie en même temps que «Dhurandhar, The Revenge», le blockbuster qui bat des records d’affluence, y compris chez nous. Sorti le 19 mars dernier, cette suite du film d’action (dont la première partie est sortie le 5 décembre dernier) remplit deux salles en simultané chez MCiné. «Samem film kinn pli marse ki ena sa», s’enthousiasme Rajesh Callicharan. Et même si cette suite dure quatre heures, «les spectateurs ne veulent rater aucune scène. Ils restent accrochés à leur fauteuil».
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