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Pandit Bhavish Mohun Sharma : Jeune, moderne et profondément attaché à sa foi
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Pandit Bhavish Mohun Sharma : Jeune, moderne et profondément attaché à sa foi
«Être pandit, c’est avant tout servir avec humilité», affirme Pandit Bhavish Mohun Sharma.
À 29 ans, le pandit Bhavish Mohun Sharma représente une nouvelle génération de guides spirituels à Maurice. Initié au Karma Kaand dès l’âge de 14 ans, une discipline de l’hindouisme qui se rapporte à l’apprentissage et à la pratique des rituels sacrés et des cérémonies religieuses, il a grandi dans un environnement où la spiritualité occupait une place centrale. Son père et guru, le pandit Dheeraj Mohun Sharma, et ses oncles célébraient régulièrement des Pooja Vidhi, c’est-à-dire des prières et rituels hindous dédiés à Bhagwaan. Cette atmosphère sacrée a profondément marqué son enfance.
Pourtant, devenir pandit n’était pas un rêve d’enfance. Jeune étudiant, il pensait surtout à ses études et à son avenir professionnel. Mais en grandissant, il commence à observer une réalité qui le touche : de plus en plus de jeunes s’éloignent de leur dharma, c’est-à-dire de leurs valeurs, traditions et devoirs spirituels. Cette prise de conscience fait naître en lui un sentiment de responsabilité.
Un moment décisif survient lorsqu’il va travailler aux Pays-Bas. Loin de Maurice, il trouve le temps de réfléchir à sa vie et à sa mission. C’est durant cette période qu’il ressent un appel intérieur fort : celui de préserver et de transmettre les traditions. À son retour, il décide de se consacrer pleinement à cette voie. De 2023 jusqu’au Maha Shivaratri de 2026, il sert avec dévouement un mandir à Coromandel. Aujourd’hui, il poursuit son engagement dans un autre temple, avec la même discipline et la même foi.
Son parcours n’a pas été simple. Vers 15-16 ans, alors qu’il se formait pour devenir pandit, certains camarades se moquaient de lui. À cet âge, il est difficile d’assumer une vocation spirituelle différente des autres. Mais ces épreuves ont renforcé sa détermination. Ce que certains considéraient comme étrange, lui le voyait comme une bénédiction et une responsabilité.
Ce qui distingue le pandit Bhavish Mohun Sharma, c’est sa proximité avec les jeunes. Il ne se présente pas avec orgueil. Il préfère rester humble et accessible. Il explique les prières de manière simple et rend les rituels plus vivants, tout en respectant la tradition. Son objectif est clair : créer un pont entre la modernité et la spiritualité. En dehors de ses fonctions religieuses, il mène une vie disciplinée et équilibrée. Sportif, il s’entraîne régulièrement en salle : une image qui surprend parfois, mais qui montre qu’un pandit peut être à la fois ancré dans la tradition et pleinement engagé dans la société moderne.
Sa plus grande motivation reste la joie des fidèles. Voir des jeunes participer aux prières, chanter et se reconnecter à leur foi lui donne une immense satisfaction. Son message repose sur un principe qu’il cite souvent : «Dharmo Rakshati Rakshitah.» Cette phrase sanskrite signifie : «Lorsque tu protèges ton dharma, ton dharma te protège en retour.» Autrement dit, si nous respectons nos valeurs et agissons avec droiture, la vie nous guide et nous soutient.
À travers son engagement, le pandit Bhavish Mohun Sharma prouve qu’il est possible d’être jeune, moderne et profondément fidèle à ses racines. Un exemple inspirant pour toute une génération mauricienne.
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