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Guerre au Moyen-Orient

Une frappe israélienne coûte la vie à trois journalistes libanais

29 mars 2026, 06:30

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Une frappe israélienne coûte la vie à trois journalistes libanais

Des panaches de fumée s’élevant après un raid aérien israélien sur le village de Taybeh, dans le sud du Liban, vus depuis Marjeyoun, le samedi 28 mars.

Trois journalistes libanais ont été tués dans le sud du Liban lors d’une frappe ayant visé leur véhicule, hier, dans un contexte de tensions persistantes entre Israël et le Hezbollah. Parmi les victimes figure Ali Shoeib, correspondant expérimenté de la chaîne Al-Manar, considéré comme un reporter de terrain chevronné couvrant depuis des années les affrontements dans le sud du pays. À ses côtés se trouvait Fatima Ftouni, journaliste pour Al-Mayadeen, ainsi que son frère Mohammed Ftouni, vidéaste.

Selon les informations disponibles, leur voiture, identifiée comme un véhicule de presse, a été frappée dans la région de Jezzine, pourtant éloignée des lignes de front actives. Des images montrent que plusieurs missiles ont touché le véhicule, détruisant également leur matériel journalistique.

Ali Shoeib était l’un des correspondants les plus connus de sa chaîne, régulièrement présent en première ligne pour couvrir les opérations militaires. De son côté, Fatima Ftouni avait déjà survécu à une précédente frappe ayant coûté la vie à des collègues, illustrant les risques extrêmes auxquels sont exposés les journalistes dans la région.

Cette attaque s’inscrit dans une série de violences visant les professionnels des médias. Depuis octobre 2023, au moins 13 journalistes et travailleurs de la presse ont été tués au Liban dans des frappes liées au conflit. À une échelle plus large, le bilan est encore plus lourd : selon des organisations de défense de la presse, plus de 220 journalistes ont été tués dans le cadre des conflits liés à Gaza depuis 2023, faisant de cette guerre l’une des plus meurtrières pour les médias.

La mort de ces trois reporters relance ainsi les inquiétudes concernant la sécurité des journalistes en zone de guerre. Malgré leur statut de civils protégé par le droit international, ils restent en première ligne, souvent accusés de liens avec des groupes armés, sans preuves publiques, ce qui renforce leur vulnérabilité.

Face à cette situation, plusieurs organisations internationales appellent à des enquêtes indépendantes et à une meilleure protection des professionnels de l’information, dont le rôle demeure essentiel pour documenter les conflits et informer le monde.

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