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Nations Unies

Maurice soutient la reconnaissance de l’esclavage comme « crime le plus grave contre l’humanité »

28 mars 2026, 09:31

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Maurice soutient la reconnaissance de l’esclavage comme « crime le plus grave contre l’humanité »

Photo d'illustration.

L'Assemblée générale de l'ONU a proclamé la traite des esclaves africains comme crime le plus grave contre l'humanité, le mercredi le 25 mars.

123 pour, 3 contre et 52 abstentions. Tel est le résultat du vote de la résolution soutenue par le Ghana à l’Assemblée générale des Nations Unies, mercredi 25 mars. L'Assemblée générale de l'ONU a ainsi proclamé la traite des esclaves africains comme crime le plus grave contre l'humanité. Maurice fait partie des 123 voix en faveur. Le ministre des affaires étrangères, de l’intégration régionale et du commerce international, Ritish Ramful s’est dit «heureux d’avoir pu participer à cette belle victoire».

La résolution, adoptée comme un symbole lors de la Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique, appelle les États à agir pour la justice, à travers des excuses formelles, des compensations pour les descendants, la lutte contre le racisme et la restitution des biens culturels. Elle met en avant que «la traite des Africains asservis et l’esclavage racialisé des Africains représentent les crimes les plus odieux contre l’humanité, en raison de la rupture profonde qu’ils ont engendrée dans l’histoire mondiale, de leur ampleur, de leur durée (300 ans), de leur nature systématique, de leur sauvagerie et de leurs effets perdurables, qui continuent d’impacter la vie de tous les peuples à travers des systèmes de travail, de propriété et de capital racialisés».

L’Argentine, Israël et les États-Unis ont voté contre, tandis que 52 pays (dont le Royaume-Uni et les États membres de l'Union européenne) se sont abstenus. Les États-Unis ont justifié leur vote contre un texte selon eux «hautement problématique». Leur représentant Dan Negrea a explique que «Les États-Unis ne reconnaissent pas le droit légal à des réparations pour des torts historiques qui n'étaient pas illégaux en vertu du droit international à l'époque où ils ont eu lieu». Mais 123 pays ont suivi le président ghanéen, John Dramani Mahama, qui a déclaré avant le vote au nom du Groupe africain : «Nous nous unissions dans une solidarité profonde pour proclamer la vérité et permettre la guérison ainsi que la justice réparatrice.»

La présidente de l’Assemblée, Annalena Baerbock, a évoqué l’ampleur des souffrances infligées : «La traite des esclaves et de l’esclavage compte parmi les violations les plus graves des droits humains de l’histoire, en contradiction totale avec les valeurs portées par la Charte des Nations unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme, nées en partie de ces injustices».

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, António Guterres a, lui, fait ressortir que «l’urgence est de lever les obstacles qui entravent encore les personnes d’ascendance africaine et nécessaire de surmonter les barrières durables qui empêchent de nombreuses personnes d'origine africaine de jouir de leurs droits et de réaliser leurs ambitions». Le chef de l’ONU appelle à des actions plus ambitieuses pour lutter contre le racisme systémique et promouvoir une justice réparatrice. Il insiste sur la nécessité d’un développement inclusif, garantissant un accès équitable à l’éducation, à la santé, à l’emploi et au logement. Il plaide également pour le respect de la souveraineté des pays africains sur leurs ressources et une représentation plus équitable au Conseil de sécurité des Nations unies.

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