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Trafic de drogue à l’aéroport
Pagoo trahi par les caméras, la Française confond sa valise, Hurreck soupçonné de «protection racket»
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Trafic de drogue à l’aéroport
Pagoo trahi par les caméras, la Française confond sa valise, Hurreck soupçonné de «protection racket»
■ Les policiers Akash Hurreck (à g.) et Neeraj Pagoo.
Le mardi 24 mars, une opération conjointe de l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) et de la douane a conduit à l’arrestation spectaculaire de trois individus impliqués dans une affaire d’importation de cannabis à Maurice. La découverte d’une valise suspecte sur le tapis roulant de l’aéroport de Plaisance a immédiatement déclenché l’alerte, et le suivi via le système Safe City a permis de reconstituer toute la séquence.
Les images de vidéosurveillance montrent clairement le constable Neeraj Pagoo, de l’ADSU, en train d’escorter la Française. Pagoo semblait vouloir faire passer la femme en dehors des circuits officiels, mais chaque mouvement a été enregistré. Cette trahison visuelle a constitué un élément clé dans la décision de placer Pagoo en détention, et elle a fourni aux enquêteurs des preuves concrètes de son implication dans l’importation de drogue.

Dans un twist digne des enquêtes policières les plus complexes, la Française a accidentellement pris une autre valise que la sienne en descendant à La Rosa, chez Akash Hurreck. Pensant transporter ses effets personnels, elle ignorait que le bagage ne contenait pas du cannabis, avec une valise abandonnée sur le tapis roulant. Cette confusion a été détectée grâce aux caméras CCTV et au scanner de la douane. Bien que la Française n’ait eu aucun rôle dans le trafic, elle a été arrêtée pour enquête en raison de la présence de son nom attaché à la valise qu’elle transportait en tant que passeuse.
Hurreck soupçonné de «protection racket»
Akash Hurreck, en poste au commissariat de Mahébourg, est désormais au centre de plusieurs interrogations. Les membres de l’ADSU enquêtent sur son train de vie et ses liens présumés avec des activités illégales, ce qui a relancé les soupçons autour de son rôle dans des réseaux de protection racket (arnaque où des criminels forcent des gens ou des entreprises à payer pour éviter d’être victimes de violence ou de dégâts). Le constable Hurreck avait déjà fait partie de deux unités de la force policière impliquées dans des affaires controversées : l’Anti-Robbery Squad de la Southern Division, liée à un scandale de torture, et la Special Cell dans le scandale Reward Money avec Rajkumar Seewoo. Les enquêteurs s’intéressent désormais à ses liens avec l’importation de drogue, estimant que cette affaire pourrait s’inscrire dans un cadre plus large de corruption et de racket.
Après leur comparution provisoire devant la Cour de Mahébourg, et l’objection des officiers de l’ADSU à leur remise en liberté, les trois suspects ont été reconduits en cellule policière. L’enquête se poursuit pour déterminer le rôle exact de chacun et pour retracer l’ensemble des manipulations de la valise suspecte. Les images CCTV restent un élément central pour comprendre la chronologie et identifier d’éventuels complices.
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