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À la mosquée Al Umarain, à Beau-Vallon
Le Ramadan et l’Indépendance unis pour transmettre la paix
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À la mosquée Al Umarain, à Beau-Vallon
Le Ramadan et l’Indépendance unis pour transmettre la paix
Les célébrations de la Fête de l’Indépendance coïncident cette semaine avec le moment spirituel le plus fort du mois de Ramadan, c’està-dire les dix dernières nuits consacrées par les fidèles à la recherche de Laylatul Qadr (la Nuit du destin). Pour Osman Jambocus, président de la mosquée Al Umarain, à Beau-Vallon, Mahébourg, qui a organisé un iftar et un dîner pour rompre le jeûne en communauté, c’est l’occasion de renforcer les liens de fraternité au sein de la communauté, mais aussi de penser à toute la nation mauricienne dans les prières.
■ Osman Jambocus, président de la mosquée de Beau-Vallon.
«Nous vivons des moments très difficiles dans le monde avec la guerre en Iran, mais à Maurice, nous sommes un pays paisible et multiculturel, un exemple de ce qu’on appelle le vivre-ensemble entre les différentes communautés. Quelle que soit notre foi, nous sommes tous nés à Maurice et il faut préserver la paix et les bonnes relations au sein de la population. C’est mon message à l’occasion de la Fête de l’Indépendance du pays», nous a-t-il déclaré.
■ Les imams Anis Sidyot et Ammaar Nunkoo.
«Durant les dix derniers jours de Ramadan, les musulmans prient avec plus de ferveur et d’assiduité, car la Nuit du destin est meilleure que 1 000 mois. On multiplie donc les efforts pour la rechercher et bénéficier des bénédictions divines. Nous allons prier pour que cette guerre se termine au plus vite et que des solutions pacifiques soient trouvées. Nous prierons aussi pour Maurice, car nous sommes très dépendants de l’importation, à 90 %, et nous risquons tous de beaucoup souffrir de cette situation», poursuit Osman Jambocus, qui est aussi recteur du collège Doha de Souillac.
■ Le quadricolore en bonne place lors d’un dîner réunissant 400 personnes à la mosquée, dimanche dernier.
Pour Nazir Punjoo, habitant de la localité, «la beauté du 12 mars, c’est que les Mauriciens continuent de démontrer qu’ils savent vivre ensemble et qu’ils ne se laisseront pas diviser. La guerre au Moyen-Orient a déstabilisé tout le monde. Plus rien ne tourne rond et nous risquons d’en payer le prix fort à Maurice. Il faut que cela cesse au plus vite et que les dirigeants de tous ces pays se montrent raisonnables pour sauver la Terre et épargner la vie des innocents qui tombent sous les bombes».
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