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Paroles de citoyens
«Nous devons rester unis»
Par
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Nishka Mohitram
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Stewelderson Casimir
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Prithvi Bissessur
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Mahen Chitamun
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Vashish Nuckchhed
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Dhanishta Tania
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Villen Anganan
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Paroles de citoyens
«Nous devons rester unis»
«Peace, justice and liberty», c’est le thème choisi pour célébrer le 58e anniversaire de l’Indépendance et le 34e de la République. Qu’en pense le Mauricien lambda et comment perçoit-il ce thème ? Nous avons recueilli leurs commentaires dans la rue à Port-Louis et à Rose-Hill. Morceaux choisis.
Dans la rue, face à une caméra et un micro, les réactions sont souvent les mêmes : sourire gêné, un pas de recul – parfois même plusieurs pour éviter de se faire capter par la caméra – parfois un rire nerveux. «Non, non, mo pa krwar mo kapav koze», glisse l’un d’eux avant de s’éclipser. D’autres acceptent, mais demandent d’abord si leur visage apparaîtra à l’écran. Pour certains passants, surtout ceux en uniforme de travail, la réponse est immédiate : impossible de parler. Quelques-uns confient préférer éviter de s’exprimer publiquement, par prudence.
Chez certains jeunes, l’hésitation est palpable : commenter son pays, face à une caméra, ne va pas toujours de soi. Mais parmi ceux qui acceptent de prendre la parole, un thème revient systématiquement : l’attachement au caractère multiracial et multiculturel de Maurice. Plusieurs évoquent la coexistence des communautés, la paix et l’idée d’«enn sel lepep, enn sel nasion». Pour eux, le thème choisi cette année reflète avant tout cette capacité du pays à faire vivre ensemble nos différentes cultures et religions.
À l’inverse , d’autres passants saisissent rapidement l’occasion pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis de certaines politiques publiques ou même de certaines personnalités politiques. La hausse du coût de la vie, les difficultés à joindre les deux bouts ou encore le sentiment que la justice et les libertés ne sont pas toujours vécues de la même manière par tous les citoyens, reviennent dans certaines interventions. Bien entendu, ce micro-trottoir ne prétend pas refléter l’ensemble de l’opinion des Mauriciens. Il offre toutefois un aperçu des sensibilités présentes dans l’espace public : entre attachement aux valeurs fondatrices du pays, préoccupations économiques et une certaine réserve chez ceux qui préfèrent ne pas prendre la parole.
Témoignages
■ Viksha Anthony : «Continuer à bâtir une société où les opportunités sont accessibles à tous»
«À l’occasion de notre fête de l’Indépendance, le thème Peace, Justice and Liberty résonne particulièrement avec le parcours de nombreuses personnes qui, comme moi, ont appris à transformer les obstacles en force. Notre société avance lorsque chacun peut trouver sa place, contribuer avec ses talents et évoluer dans un environnement fondé sur le respect et l’équité. Maurice a toujours été un exemple de diversité et de coexistence. Mon souhait est que nous continuions à bâtir une société où les opportunités sont accessibles à tous, où le dialogue prime sur les divisions et où chaque génération peut rêver plus grand. De mon côté, je continuerai à contribuer et à créer des opportunités pour chaque Mauricien. Car au fond, la liberté la plus précieuse est celle de pouvoir être pleinement soi-même, tout en participant au progrès collectif de notre nation.
■ Najeeb Fokeerbux : «Pour les LGBTQ, la paix, la justice et la liberté se vivent dans d’autres démocraties»
«In peace, justice and liberty. Ces mots de notre hymne national sont gravés dans le tissu social multiculturel de notre pays et font écho à notre lutte pour la liberté. Cette liberté si précieuse qui consiste à vivre nos identités nationales et à célébrer sans cesse notre diversité et notre inclusion dans une société et un monde trop facilement et trop rapidement enclins aux divisions, aux exclusions et à l’incompréhension. Je pense aux personnes LGBTQ, qui contribuent pleinement au développement mais qui ne peuvent vivre en paix car victimes d’homophobie et de transphobie, voient leurs droits restreints par des pratiques administratives les empêchant d’accéder à la justice et aux services publics, pour qui la liberté d’être, de vivre et d’aimer relève de l’utopie. Hélas, pour elles, ce droit à “la paix, la justice et la liberté” ne se vit que dans d’autres démocraties. Quand nous brandissons notre drapeau en patriotes, réfléchissons aux mots “Dans la paix, la justice et la liberté” et œuvrons à les réaliser, en tant qu’un seul peuple, une seule nation.»
■ Husseun Abdoolhakim : «Nous devons rester unis comme mauriciens»
«Rouz, ble, zonn, ver, nou paviyon. Pour moi, le thème Paix, justice et liberté veut dire que tous les Mauriciens doivent pouvoir vivre bien ensemble, sans communalisme. C’est quelque chose de très important. Il ne faut pas que quelqu’un se dise musulman, un autre, chrétien ou hindou… nous sommes tous Mauriciens avant tout. Nous devons vivre ensemble dans la paix. Moi, je travaille comme marchand ambulant à la rue Desforges et je travaille avec toutes les communautés. Pour ce 58e anniversaire de l’Indépendance, je souhaite que cela continue comme ça.Nous devons rester unis comme Mauriciens.»
■ Livio Latour : «Maurice doit vivre dans la paix»
«L’Indépendance est pour moi quelque chose de sacré. Nous vivons dans un pays multiculturel et multiracial et c’est justement ce qui fait la richesse de Maurice. Le message le plus important aujourd’hui est de préserver la paix dans notre pays. Nous sommes une petite île, mais nous avons réussi à vivre ensemble malgré nos différences de culture et de religion. Pour moi, l’essentiel est que Maurice continue toujours à vivre dans la paix et l’harmonie. Tant que nous arriverons à préserver cette stabilité et cette coexistence entre les différentes communautés, nous pouvons être fiers de notre indépendance.»
■ Medha Gajudher : «Il faut protéger notre harmonie»
«Nous devons vivre, tous ensemble, dans l’harmonie et la paix. C’est cela qui fait la force de Maurice. Aujourd’hui, nous pouvons être heureux et fiers d’avoir obtenu l’Indépendance. Cela fait déjà longtemps maintenant, mais grâce à cela nous avons la tranquillité et la paix dans notre pays. C’est un grand jour pour tous les Mauriciens. Nous devons être reconnaissants pour ce que nous avons et continuer à protéger cette harmonie qui existe entre les différentes communautés.»
■ Nigel How Sou Chong : «Nou bizin nou tou ansam, enn sel lepep»
«Pour moi, le thème cette année inspire surtout la solidarité et le respect. Maurice est un pays où différentes cultures vivent ensemble et cela ne peut fonctionner que si nous restons unis. Comme on dit : “Nou bizin nou tou ansam, enn sel lepep’’. Si nous restons solidaires et continuons à nous respecter les uns les autres, nous pouvons construire un pays plus fort. L’Indépendance doit être un moment pour se rappeler que nous formons une seule nation.»
■ Jimmy Veerapin : «Les valeurs doivent réunir tous les mauriciens»
«Paix, justice et liberté, c’est un thème qui devrait nous inspirer tout le temps, pas seulement lors des célébrations de l’Indépendance. Ce sont des valeurs qui doivent réunir tous les Mauriciens. Personnellement, cela m’inspire le bien-être de vivre dans un pays comme Maurice. Quand on regarde ce qui se passe ailleurs dans le monde, avec les conflits et les difficultés, on se rend compte que nous avons beaucoup de chance d’être ici. Même si parfois on n’est pas toujours satisfait de nos dirigeants, nous pouvons quand même souhaiter que le pays continue à s’améliorer et que la vie des Mauriciens devienne encore meilleure.»
■ Varuna Runghen «Pour moi, c’est la fierté, la dignité et l’honneur.»
■ Habibullah Soobrattee : «On ne peut pas être plus royaliste que le roi»
«L’Indépendance de Maurice est une réalité que nous devons accepter et respecter. On ne peut pas être plus royaliste que le roi. Aujourd’hui, notre pays est indépendant et nous devons avancer avec cela. Ce qui compte maintenant, c’est que tout se passe bien pour le pays et pour les Mauriciens. L’important est de préserver la stabilité et continuer à avancer ensemble.»
■ Nemdhary Raj : «Il y a des familles qui ont du mal à joindre les deux bouts»
«Oui, on parle de paix, justice et liberté, mais la réalité est que tout le monde ne bénéficie pas toujours de la justice et de la liberté. Beaucoup de petites gens souffrent encore. Il y a des familles qui ont du mal à joindre les deux bouts. Tout devient de plus en plus cher : les produits, utilisés au quotidien. Il y a aussi les problèmes internationaux qui influencent les prix. Ceux qui ont déjà des difficultés sont encore plus touchés par ces augmentations. Pour moi, l’Indépendance doit aussi signifier que la population puisse vivre dignement.»
■ Rashmit Rathi : «People here live in harmony»
“I think it’s a perfect theme because Mauritius functions as a society where many religions, beliefs and practices coexist. People here live in harmony. Nobody really has a problem with anyone. Maybe your neighbour is Chinese, Hindu or Muslim, but people generally respect each other. When Divali comes, everyone lights diyas and shares sweets. So, I think Peace, Justice and Liberty perfectly reflects the Mauritian spirit. Mauritius is made up of many cultures and traditions, and that diversity should be celebrated. It shows how generous and welcoming Mauritians are towards each other and towards different cultural practices.”
■ Hafiz Sahye : «Maurice est un pays paisible»
«Moi, je me sens libre dans mon pays. Depuis que ce gouvernement est arrivé, personnellement je ressens plus de liberté. Bien sûr, il y a encore quelques petits problèmes pour les marchands ambulants qui travaillent sur les routes. Nous travaillons dur et nous aimerions que le gouvernement améliore certaines choses ; par exemple, en trouvant des espaces pour que nous puissions travailler correctement. Mais malgré tout, nous sommes heureux. Maurice est un pays paisible : il n’y a pas de guerre, pas de bombes, pas de coups de feu. Nous sommes fiers de notre pays et nous nous sentons à l’aise ici.»
■ Brenda Joseph : «Il faut lutter contre les fléaux qui affectent la société»
«Pour moi, l’Indépendance veut dire vivre dans la liberté dans un pays multiracial. J’aimerais que nous vivions tous dans l’harmonie, la paix, l’amour et la joie. Il faut aussi que nous luttions contre les fléaux qui affectent la société. Ce qui compte le plus, c’est que les Mauriciens restent unis et vivent ensemble dans la solidarité.»
■ Christopher Ramsamy : «Mes parents m’ont appris certaines valeurs importantes»
«Concernant la justice, beaucoup de gens parlent de corruption, mais pour moi la situation dépend aussi des personnes. C’est un peu 50/50. Tout dépend des valeurs que les gens ont reçues. Moi, mes parents m’ont appris certaines valeurs importantes : respecter les autres et vivre sans conflit. Je pense qu’il y a une essence mauricienne que l’on ne trouve pas ailleurs. Même si chaque personne a une situation différente, nous avons tous ce sens de solidarité en nous. À l’école aussi, on apprend l’histoire et les valeurs liées à l’Indépendance. Cela permet aux enfants de comprendre d’où ils viennent et d’apprécier la valeur de leur pays.»
■ Avinash Foolmaun : «Des gens deviennent de plus en plus vulgaires ou divisés»
«Nous vivons dans un pays multiracial et nous devons apprendre à vivre main dans la main, dans l’accord et la coopération . Aujourd’hui, on voit parfois que les gens deviennent de plus en plus vulgaires ou divisés, mais il ne faut pas oublier que nous sommes sur cette terre pour un temps limité. Nous devons donc vivre dans l’entente et avancer ensemble. Si chacun coopère et respecte l’autre, le pays pourra continuer à progresser.»
■ Mayoor Sobron : «Ensemble, amenons maurice encore plus loin»
«L’indépendance représente beaucoup pour moi . Elle symbolise la liberté : la liberté de s’exprimer, la liberté de faire ce que l’on souhaite, mais toujours dans le respect de la loi et des autres. Nos grands-parents et nos ancêtres ont fait de nombreux sacrifices pour que nous puissions aujourd’hui vivre dans un pays libre et indépendant. Grâce à leur courage et à leur vision, nous avons la chance de vivre dans un pays où règnent la paix, la démocratie et la stabilité. Je suis fier de ce que Maurice est devenu aujourd’hui. Mais je pense que nous pouvons faire encore mieux et amener notre pays encore plus loin. Pour y parvenir, il faut la coopération et la contribution de chacun, peu importe notre religion, notre communauté ou nos différences. Nous sommes avant tout Mauriciens. Trop souvent, nous ne réalisons pas la valeur de notre pays. Mais lorsque l’on parle à un Mauricien qui vit à l’étranger, on comprend que c’est souvent en étant loin de son pays que l’on réalise combien il est précieux. Ensemble, amenons Maurice encore plus loin. Retrouvons ce sourire unique qui caractérise notre peuple. Notre île Maurice… mon île Maurice.»
■ Anju Sookun : «La démorcratie est bien vivante»
«Chaque 12 mars nous fait réfléchir au chemin parcouru par Maurice depuis son Indépendance il y a 58 ans. Alors que certains pays sont en guerre, notamment au Moyen-Orient, où l’on compte de nombreuses victimes et où des maisons sont détruites par les bombes, nous avons la chance de vivre paisiblement à Maurice. La démocratie est bien vivante, avec une liberté d’expression dans la presse écrite et les radios privées où la population peut s’exprimer librement, sans aucune contrainte. Je note aussi que, contrairement à certains pays où il existe des restrictions pour se déplacer, à Maurice ce n’est pas le cas. De la même manière, chacun peut s’habiller comme il le souhaite. L’Indépendance de notre pays montre aussi comment l’État providence s’est consolidé au fil des années, avec l’éducation et la santé toujours gratuites ainsi que différentes prestations sociales pour les personnes économiquement vulnérables et les retraités.»
■ Yovanee Mooneesamy : «Les aides sociales ont permis aux défavorisés de la société de grimper»
«58 ans d’Indépendance de notre pays nous enseignent une chose : l’unité au sein d’une société multiraciale et multireligieuse. Un acquis qu’on ne peut prendre à la légère, alors que dans certains pays la religion est la cause de plusieurs conflits et d’instabilité sociale. Il y a aussi la liberté de nous exprimer pour choisir notre Premier ministre, nos députés et nos conseillers de villages et de villes; et pour nos enfants d’aspirer à fréquenter les meilleures institutions scolaires s’ils ont la capacité académique. Les aides sociales ont permis aux défavorisés de la société de grimper l’échelle sociale pour vivre une vie décente, contrairement à leurs grands-parents avant l’Indépendance. Nous avons construit une nation et nous sommes fiers d’y appartenir et de marcher la main dans la main.»
■ Yakshini Mattarooa :«L’augmentation de la criminalité démontre que les valeurs ne sont pas respectées»
«Pour moi c’est un thème qui rappelle les valeurs essentielles sur lesquelles une société doit se construire. La paix, la justice et la liberté sont nécessaires pour garantir la stabilité, la sécurité et le bien-être des citoyens. Cependant, ce thème invite aussi à réfléchir aux défis actuels, tant à Maurice que dans le reste du monde. Au niveau mondial, plusieurs pays sont confrontés aux guerres, conflits et différentes formes de violence qui menacent la paix et les droits humains. Ces situations montrent que la paix, la justice et la liberté restent fragiles et doivent être constamment protégées. À Maurice, l’augmentation de la criminalité, certains cas de violence et les inégalités sociales soulignent que ces valeurs ne sont pas toujours pleinement respectées. Ainsi, ce thème ne doit pas être seulement un slogan pour célébrer l’Indépendance, mais aussi un rappel des responsabilités du gouvernement et des citoyens. Sans actions concrètes pour réduire la violence, renforcer la justice et protéger les libertés, ces principes risquent de rester de simples idéaux plutôt qu’une réalité pour tous.»
■ Pamela Vellien : «La liberté passe aussi par l’éducation»
«Il est magnifique, le thème choisi. C’est vrai que c’est tellement important d’avoir la liberté de penser, la liberté d’agir qui n’est pas forcément possible dans le monde où l’on est aujourd’hui, puisqu’on est tous liés à quelqu’un ou à quelque chose. Quand on est maman, on est liée à nos enfants ; donc on n’est pas libre totalement. Quand on est étudiant, on est lié à nos études. Quand on est professionnel, on est lié à nos responsabilités professionnelles. Est-ce que la liberté existe vraiment dans ces contextes-là ? Je ne pense pas.» «En revanche, nous avons tous notre liberté de penser, notre liberté d’expression, tant qu’on ne fait pas de mal à autrui. Et puis il est tellement important de pouvoir parler, partager ses pensées avec tout le monde, surtout avec ses enfants, pour leur donner à eux également une liberté de penser, une liberté d’agir – toujours en ne faisant pas de mal aux autres. La liberté passe aussi par l’éducation, car si quelqu’un n’est pas éduqué et n’est pas cultivé, ne se construit pas personnellement via la philosophie ou via les auteurs célèbres, on ne peut pas être libre de penser et d’agir».
■ Kimberly Choong Siat Moy : «Redoubler d’efforts afin de préserver et de vivre pleinement»
«Paix, justice et liberté, voilà des mots que nous avons entendus depuis tout petit. Ils sont l’emblème de notre quadricolore et représentent ce que c’est d’être vraiment Mauricien. Aujourd’hui, spécialement en ce temps de guerres et d’instabilités à travers le monde, nous les jeunes, réalisons la valeur de la paix dans notre pays. Nous sommes infiniment reconnaissants d’être en sécurité ici où nous avons des droits qui nous protègent et la liberté de nous exprimer comme on le souhaite. Ce sont des choses si simples et pourtant que l’on tend à prendre pour acquis. Mais en ce jour de fête, nous nous rappelons spécialement les héros qui se sont battus il y a 58 ans et jusqu’à maintenant pour que nous puissions vivre dans un havre de paix. En tant que jeune Mauricienne, ce thème m’inspire à redoubler d’efforts afin de préserver et de vivre pleinement ces valeurs qui ont défini notre peuple depuis 58 ans déjà, Peace, Justice and Liberty.»
■ Vishnu Gooradoo :«La justice doit rester un pilier pour garantir l’égalité et la dignité…»
«C’est un rappel puissant des valeurs de notre nation. Mais au-delà de la célébration, ce thème nous interpelle aussi sur les défis actuels auxquels notre société est confrontée. On observe parfois une dégradation des valeurs, une montée de la violence, de l’injustice ou encore de l’indifférence face aux souffrances des autres, ces trois mots prennent tout leur sens. La paix se construit au quotidien, dans le respect, la tolérance et la solidarité entre citoyens. La justice doit rester un pilier pour garantir l’égalité et la dignité de chacun. Quant à la liberté, elle implique aussi une responsabilité collective de défendre nos valeurs, notre cohésion sociale et notre humanité. Aimer son pays, c’est aussi s’engager à préserver ces principes et à combattre les fléaux qui fragilisent notre société.»
■ Bibi Humayraa Seelarbokus : «Il est crucial que les jeunes s’investissent pour apporter des changements positifs»
« Pour moi , aujourd’hui, il y a beaucoup d’injustices, surtout parmi les jeunes. Les parents et les jeunes ont des difficultés à trouver la paix. C’est un thème lié à de nombreux fléaux contemporains. Il est crucial de sensibiliser les jeunes à ces enjeux. Le message du Premier ministre souligne l’importance de notre indépendance en tant que pays et la nécessité de la préserver. Les jeunes doivent prendre conscience de cet héritage et de l’importance de leur rôle dans le futur. Malgré cela, beaucoup d’entre eux semblent ignorer leur responsabilité dans le développement du pays. Il est essentiel de comprendre comment instaurer la justice, atteindre la paix, et gérer l’économie et l’administration du pays. Les valeurs transmises par les anciens doivent être intégrées et mises en pratique par les nouvelles générations. Cette année marque le 58e anniversaire de notre Indépendance. Avant cela, de nombreuses personnes ont souffert. Aujourd’hui, l’Indépendance a un impact majeur sur notre vie quotidienne, apportant diversité et valeurs culturelles. Il est crucial que les jeunes s’investissent pour apporter des changements positifs et construire un avenir meilleur pour tous.»
■ Axel Pierre Louis Marc : «La paix favorise l’harmonie entre les différentes communautés»
Pour ce Rodriguais travaillant dans une entreprise privée, les valeurs de paix, justice et liberté rappellent les fondements essentiels de la nation. La paix favorise l’harmonie entre les différentes communautés, tandis que la justice garantit un traitement équitable pour chaque citoyen. Quant à la liberté, acquise en 1968, elle permet aux Mauriciens de s’exprimer et de contribuer au développement du pays. Toutefois, souligne-t-il, certains défis persistent, notamment le fléau de la drogue qui touche une partie de la jeunesse. Selon lui, société, familles et autorités doivent agir ensemble pour protéger les jeunes et bâtir un avenir plus sûr et responsable pour l’île Maurice demain.
■ Bhavesh Koomar

Pour ce fonctionnaire, cette journée symbolise la fierté et l’unité d’un peuple souverain, représentées par le quadricolore qui flotte à travers l’île. Depuis 1968, Maurice a connu une transformation remarquable, passant d’une économie axée sur la monoculture à une nation moderne et résiliente. Cette célébration reflète également la solidité de la démocratie et la réussite de son modèle multiculturaliste. Pour Bhavesh, l’indépendance représente avant tout la volonté collective de construire un avenir commun. Il rend aussi hommage aux leaders visionnaires qui ont cru au potentiel du pays et il appelle à poursuivre, dans l’unité et l’innovation, le développement et le rayonnement du pays.
■ Shyamli Gooneadry

Pour l’avocat stagiaire, ces trois valeurs représentent des principes universels profondément ancrés dans l’identité mauricienne. Elle souligne que la paix constitue l’une des plus grandes forces du pays – une nation arc-en-ciel qui a su transformer sa diversité ethnique, religieuse et culturelle en véritable richesse. Selon elle, la justice demeure essentielle pour préserver la cohésion sociale, en garantissant l’équité et en réduisant les disparités encore présentes dans la société. Quant à la liberté, elle symbolise la possibilité pour chaque citoyen de s’exprimer, d’innover et de participer au développement national. Shyamli estime que ces valeurs doivent être continuellement protégées et renforcées par un engagement collectif.
■ Taleesh Rushat Paupia

Cet officier de Aviation civile y voit un choix à la fois pertinent et porteur d’espoir. Il estime que ces trois mots rappellent les valeurs fondamentales sur lesquelles la nation mauricienne s’est bâtie depuis 1968. Dans un pays multiculturel, la paix demeure essentielle pour préserver l’harmonie entre les communautés. La justice, dit-il, souligne l’importance de l’égalité des droits et du respect de la loi pour chaque citoyen. Quant à la liberté, elle représente un héritage précieux de l’indépendance. Ce thème, ajoute-t-il, fait aussi écho à l’hymne national et invite chaque citoyen à protéger ces valeurs pour les générations futures.
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