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Ministère de la santé
Keshav Jookun, critiqué : «Je n’ai aucun pouvoir décisionnel»
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Ministère de la santé
Keshav Jookun, critiqué : «Je n’ai aucun pouvoir décisionnel»
Keshav Jokhun rappelle que son rôle à la Santé est uniquement consultatif.
Alors que certaines critiques circulent au ministère de la Santé, le Senior Advisor Keshav Jokhun a tenu à apporter des précisions sur la nature de ses fonctions et l’étendue de ses responsabilités. Au cœur des interrogations figurent notamment son implication présumée dans certaines décisions administratives, les procédures de transfert au sein des hôpitaux publics ainsi que ses interactions avec le personnel médical.
Dans ses explications, Keshav Jokhun insiste d’emblée sur le cadre strict qui régit le fonctionnement administratif du ministère et des établissements hospitaliers. Selon lui, les décisions liées aux transferts de médecins et à l’organisation interne des hôpitaux suivent un processus bien défini, impliquant plusieurs niveaux hiérarchiques.
«Les advisors ne sont pas supposés écrire dans les dossiers. Une décision de transfert passe par plusieurs niveaux, où différents départements émettent leurs recommandations avant que le Senior Chief Executive (SCE) ne prenne sa décision», affirme-t-il. Il précise que son rôle consiste essentiellement à informer le ministre des difficultés ou situations liées aux ressources humaines, ainsi qu’à fournir des briefs lorsque certaines questions nécessitent un suivi.
Pas d’accès aux dossiers
Proche du ministre de la Santé, Anil Bachoo, le Senior Advisor souligne que ses fonctions s’inscrivent dans un cadre administratif et contractuel précis. Il affirme ne disposer d’aucun accès direct aux dossiers médicaux ni d’autorité sur la gestion quotidienne des hôpitaux. «Nous n’avons aucun accès direct aux dossiers médicaux. Nous pouvons uniquement demander un brief. Je ne rentre pas dans le micro-management et je ne prends pas part aux décisions concernant le transfert des médecins», explique-t-il.
Il tient également à rappeler la distinction entre le rôle d’un conseiller, celui du ministre et celui du SCE du ministère. Selon lui, les décisions concernant la ro- tation des directeurs d’hôpitaux relèvent du ministre en concertation avec le SCE, tandis que les transferts des médecins sont gérés à travers les mécanismes administratifs internes.
«Le ministre ne s’occupe pas du day-to-day management. En revanche, lorsqu’une plainte formelle est reçue concernant un médecin, une enquête peut être demandée et des mesures peuvent être prises si une faute est établie», ajoute-t-il.
Concernant les dossiers de patients, Keshav Jokhun indique que son intervention se limite à un suivi administratif, notamment lorsque des doléances sont adressées par écrit au ministère. Il explique que certaines familles sollicitent l’intervention du ministère pour accélérer le traitement d’une requête administrative, par exemple la transmission d’un dossier médical à une clinique privée afin d’obtenir un avis spécialisé. «Dans certains cas, je peux faire un suivi, surtout lorsque nous recevons des doléances écrites venant du public. Je peux demander au directeur d’examiner les requêtes. Mais je n’exerce aucune pression pour obtenir des rapports médicaux», assuret-il. Pour le Senior Advisor, cette démarche relève avant tout d’un travail de coordination et de communication entre les différentes instances administratives.
Contesté par le personnel
Malgré ces précisions, certaines voix au sein du personnel du ministère soulèvent des interrogations sur la présence du conseiller dans certaines activités administratives. Des membres du staff évoquent notamment des préoccupations liées au respect de certaines procédures internes.
Parmi les points soulevés figure la gestion des présences et des congés du personnel contractuel, qui relèvent normalement du département des ressources humaines. «Tout le personnel doit s’enregistrer sur l’Attendance Sheet. Selon certaines personnes au ministère, cette procédure ne serait pas toujours respectée par une personne en particulier», affirme un membre du personnel, qui estime que ces questions devraient être traitées exclusivement par le département des ressources humaines.
Autre sujet évoqué par certains employés : la participation du Senior Advisor à des entretiens dans le cadre du recrutement pour le poste de Digital Health Analyst Officer, des postes liés au projet d’e-health. Selon des membres du personnel, la présence d’un conseiller ministériel à ces entretiens soulève des interrogations sur la perception d’impartialité du processus. «Nous ne comprenons pas pourquoi il a assisté au board pour les entretiens. En tant qu’advisor, il est perçu comme une personne politiquement nommée et certains estiment que cela peut être mal perçu par les candidats», confie un autre employé. Ce à quoi le Senior Advisor a fait comprendre que, selon son contrat, il occupe aussi le poste de responsable du projet e-health, d’où sa présence lors de cette rencontre.
Face à ces interrogations, Keshav Jokhun maintient que son rôle demeure strictement consultatif et qu’il agit dans le cadre des responsabilités qui lui sont confiées. «Mon rôle est d’informer, de suivre et de conseiller. Je n’ai aucun pouvoir décisionnel sur le transfert des médecins ou l’accès aux dossiers médicaux. Tout se fait dans le cadre légal et administratif prévu par le ministère.» Ces échanges mettent en lumière les tensions et questionnements qui peuvent exister autour du fonctionnement administratif d’un ministère aussi stratégique que celui de la Santé, où les responsabilités, les procédures et les perceptions du personnel restent au cœur du débat.
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