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Affaire Arunasalom
Une employée du ministère du Tourisme porte plainte
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Affaire Arunasalom
Une employée du ministère du Tourisme porte plainte
Une employée du ministère du Tourisme a déposé, hier matin, une plainte auprès du ministère du Travail contre l’ancien chairman de la Tourism Authority, José Arunasalom. Elle l’accuse de harcèlement, d’humiliation, de menaces et dénonce également ce qu’elle considère être une forme de violence morale persistante.
La plaignante s’est rendue au ministère du Travail en compagnie de son avocate, Mᵉ Lovena Sowkhee, afin d’officialiser sa démarche. Selon cette dernière, sa cliente a décidé de franchir ce pas après une série d’incidents qui auraient eu lieu alors que José Arunasalom occupait encore la présidence de la Tourism Authority.
L’avocate s’est montrée particulièrement ferme à l’égard de l’ancien dirigeant. Elle estime que certains responsables hiérarchiques abusent de leur position et oublient les règles élémentaires de respect envers les employés. «Les chairmen, directeurs et chefs ne règnent pas en seuls maîtres et seigneurs dans une entreprise. Ce ne sont pas de petits rois. Il y a une façon de parler et la loi prévoit que vous ne pouvez menacer, intimider, harceler ou pointer du doigt un petit employé. Bizin ena enn respe. Si ou anvi instor disiplinn, bizin ena enn manier de fer pou adres a bann travayer», a-t-elle déclaré.
Mᵉ Sowkhee a également affirmé que, malgré la plainte, José Arunasalom continuerait de nier les accusations portées contre lui. Selon elle, certaines déclarations faites publiquement contribueraient à accentuer la détresse de sa cliente. «La violence continue à travers la presse et ma cliente est dégoûtée qu’il ose insinuer qu’elle avait fait usage d’un faux document», a-t-elle ajouté. L’avocate a aussi souligné le caractère symbolique de cette affaire, rappelant que la plainte intervient au lendemain de la Journée internationale des droits des femmes. Pour elle, de tels comportements demeurent inacceptables dans un environnement professionnel, en particulier lorsqu’ils impliquent des personnes occupant des postes de pouvoir.
Sollicité par l’express, José Arunasalom affirme «être choqué et étonné par la tournure des événements. Je trouve absolument bizarre qu’elle ait pris autant de temps pour déposer une plainte au ministère du Travail. Elle avait déjà entré une Precautionary Measure, le 12 février, et ce n’est que 25 jours plus tard qu’elle décide de se rendre au bureau du Travail».
Il explique également que l’incident évoqué serait lié à un reproche qu’il aurait adressé à l’employée concernant une entrée pour des fournitures de bureau (stationery). «J’avais simplement fait une remarque à propos d’une entrée pour des fournitures. Aujourd’hui, on colporte des rumeurs sur moi. Le public pourra juger pourquoi cette plainte intervient après autant de jours», soutient-il.
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