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Conflit au Moyen-Orient

L’ACIM appelle à la mise en place d’un comité d’urgence

7 mars 2026, 11:00

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L’ACIM appelle à la mise en  place d’un comité d’urgence

■ L’ACIM appelle à tirer les leçons de la période de Covid-19 où des hausses de prix injustifiées avaient pénalisé les consommateurs.

Le déclenchement du conflit au Moyen-Orient a provoqué un début de panic buying. Certains supermarchés ont vu leurs étagères se vider de produits alimentaires, tandis que certaines stations-service ont été prises d’assaut. Ces comportements résultent de craintes de pénuries et d’interprétations personnelles de la situation internationale, a expliqué Jayen Chellum, secrétaire général de l’Association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM) lors d’une conférence de presse, hier.

À la suite des assurances du ministère du Commerce, l’association a également tenu à rassurer les consommateurs lors de cette conférence. «Maurice dispose de quantités suffisantes de carburants, de gaz et de produits alimentaires. Cependant, si le conflit se prolonge, l’impact pourrait être plus marqué», a estimé Jayen Chellun. Il a souligné le fait que des comités existent déjà au niveau de l’agro-industrie pour suivre la situation alimentaire, ainsi qu’au ministère du Commerce pour le suivi des importations, rappelant que le pays ne connaît actuellement aucune pénurie et bénéficie de ressources suffisantes pour le moment.

Toutefois, face à cette situation, l’ACIM juge la mise en place d’un comité d’urgence nécessaire. Une lettre a été envoyée au bureau du Premier ministre pour cette requête. Il est proposé que les ministères concernés, le secteur privé et les associations de consommateurs soient regroupés afin d’assurer une coordination complète, des décisions unanimes et un message clair pour le public.

L’ACIM a également appelé à tirer les leçons de la période de Covid-19 où des hausses de prix injustifiées et des achats en ligne abusifs avaient pénalisé les consommateurs. «Il est essentiel d’agir avec discipline et solidarité pour éviter les abus et protéger le pouvoir d’achat.» Par ailleurs, l’ACIM a questionné l’autosuffisance alimentaire du pays car la majorité de nos commodités sont toujours importées. Elle a demandé qu’une étude soit faite sur les raisons pour lesquelles Maurice n’a pas encore atteint cet objectif, malgré plusieurs initiatives antérieures qui avaient, selon elle, souvent bénéficié à des groupes restreints.

En plus de cette conférence, appelé à commenter sur le panic buying, Suttyhudeo Tengur, président de l’Association pour la protection de l’environnement et des consommateurs, a soutenu que «certains consommateurs avaient fait des achats pour constituer des réserves, pensant que ce serait une guerre généralisée, mais la situation s’était stabilisée en constatant que ce n’était pas le cas».

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