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Jean Nicodème Flore
«Sans père, avec une mère malade, je suis déterminé à participer aux Jeux des îles»
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Jean Nicodème Flore
«Sans père, avec une mère malade, je suis déterminé à participer aux Jeux des îles»
Soutenir des citoyens et des associations, y compris à Rodrigues, c’est la mission de la plateforme solidaire Small Step Matters. Depuis le stade de Camp-Du-Roi, le Rodriguais Jean Nicodème Flore, espoir de l’athlétisme national, lance un appel urgent aux entreprises et aux donateurs individuels pour le soutenir dans ses études et sa carrière sportive.
? Comment est née votre passion pour le sport ?
Originaire de Rodrigues, j’ai passé quelques années avec ma famille à Maurice. Au primaire, en quatrième, mes camarades m’ont encouragé à m’adonner au football. Puis, plus tard, j’ai rejoint le Mangalkhan Sports Club. J’ai eu l’opportunité d’évoluer à tous les postes : défenseur, milieu de terrain, attaquant et gardien de but. Puis, j’ai découvert le basket et le volley-ball.
? De quand date le tournant décisif vers l’athlétisme ?
En 2022, je suis retourné vivre à L’Union, à Rodrigues. J’ai joué dans l’équipe de foot U20 de Rodrigues. À l’école, mes professeurs d’éducation physique ont remarqué la vitesse à laquelle j’étais capable de courir face à mes camarades de classe. Alors ils m’ont conseillé de débuter l’athlétisme. Un sport qui pourrait m’apporter plus d’opportunités que le football. Pourtant, je rêvais de devenir footballeur professionnel… comme c’est le cas de beaucoup d’enfants à travers le monde !
? À presque 21 ans, vous vous destinez aujourd’hui seulement à l’athlétisme ?
Depuis 2022, je suis constant dans mes entraînements au stade de Camp-Du-Roi, que je fréquente six à sept jours sur sept. À une époque, je n’avais même pas d’argent pour aller au stade en bus. La descente à pied ou en courant, cela se fait, mais la montée au retour vers mon village de L’Union, c’est plus difficile ! En tout cas, je ne manque jamais l’entraînement. Certains jeunes athlètes sont moins motivés pendant les vacances scolaires. Moi non. De même, je ne regarde pas la météo. Sous la pluie battante ou par gros soleil, je m’entraîne avec la même persévérance.
? Et vos efforts portent leurs fruits avec déjà un beau palmarès…
Oui, j’ai progressé petit à petit et testé beaucoup d’épreuves différentes, y compris le relais, le sprint et les courses plus longues. Par exemple, tout le monde craint le 400 mètres haies, car c’est une distance longue, fatigante… Une course nécessitant aussi un mental fort et de la stratégie. Mais c’est une épreuve reine pour être reconnu dans le monde de l’athlétisme. À mes débuts, je ne réalisais pas des temps extraordinaires. Il fallait apprendre à gérer la vitesse, l’endurance, la force…
Mais je n’étais jamais découragé. Je gardais en tête que, pour avoir la chance de voyager hors de Rodrigues et pour participer à des compétitions nationales, voire internationales un jour, je devais briller dans le 400 mètres haies. Sur l’invitation de Jean Daniel André, un des premiers olympiens, j’ai pu rejoindre le centre RTC de Rodrigues, bénéficier de collations, d’équipements… et centième après centième, au fil des mois, des années, j’ai pu battre mon record personnel, et commencer à décrocher des victoires et des médailles.
? Puis venir concourir à Maurice, conformément à vos ambitions ?
Oui, 2024 marque ma participation à une compétition à Maurice, grâce au soutien financier de la Fédération et de la Commission de Rodrigues. Et je deviens champion national junior du 400 mètres haies.
? Coup d’essai, coup de maître ! Pourtant, vos conditions de vie difficiles restreignent aujourd’hui vos possibilités de vous rendre à Maurice pour d’autres compétitions ?
Exactement, je suis présélectionné pour les Jeux des îles qui se dérouleront en 2027. Mais il est essentiel de réaliser encore à trois reprises les minima lors de compétitions à Maurice pour être assuré d’être retenu pour les Jeux des îles. Je sais que cette chance est à ma portée, au vu des chronos réalisés à l’entraînement dernièrement, et je ne veux pas baisser les bras. Oui, franchement, ma situation sociale est très précaire, d’où cet appel aux dons et aux contributions CSR à travers www.smallstepmatters.org.
Je suis orphelin de père et ma mère souffre d’une pathologie invalidante. Tout est compliqué dans mon quotidien. J’étudie pour le HSC et c’est difficile pour moi de me procurer le matériel scolaire, les uniformes… Je n’ai pas d’ordinateur pour préparer mon portfolio pour l’examen. Et je suis le carer de ma maman, ce qui me prive d’un temps de sommeil réparateur. La campagne que j’ai lancée sur www.smallstepmatters.org, c’est pour me permettre de me nourrir correctement tout au long de cette année, d’acheter des vitamines, des équipements de sport… et de lever les fonds pour au moins les trois déplacements nécessaires entre Maurice et Rodrigues, afin d’avoir une chance de réaliser les trois minima nécessaires à Maurice pour me qualifier aux Jeux des îles 2027. J’ai déjà raté une opportunité en début d’année, faute de finances suffisantes pour un billet d’avion.
Je remercie par avance toutes les personnes à Rodrigues, à Maurice et à l’étranger qui vont soutenir ma campagne sur Small Step Matters (SSM), ainsi que les entreprises qui souhaiteraient me sponsoriser ou contribuer à SSM via une contribution CSR. Outre ma carrière sportive, j’étudie avec sérieux au HSC et j’ambitionne de poursuivre des études dans le domaine du business, si possible à Maurice. Toujours sous réserve d’avoir une bourse, un parrain ou le soutien d’une entreprise…
Simple, fiable et transparent !
Institution charitable, Small Step Matters est née en 2016 de la volonté forte deux fondateurs, Celine Planel et David Commarmond, de donner une voix à tous les projets sociaux et environnementaux de la République de Maurice (y compris Rodrigues et Agaléga), tout en valorisant le pouvoir du collectif. C’est aujourd’hui, la seule plateforme nationale de financement participatif dédiée aux projets à but non lucratif, portée par des associations, des citoyens (des sportifs, des patients…), des entreprises…
? Comment soutenir le jeune Jean Nicodéme Flore et faire avancer son projet de décrocher le HSC tout en devenant un athlète de haut niveau ?
• Par juice : Small Step Matters est accessible facilement via Pay a Merchant. Merci de spécifier un mot clé comme référence avec le virement : NICO RODRIGUES
• Numéro de compte MCB - Small Step Matters : 000444289887.
• Numéro de compte IBAN pour les donations depuis l’étranger : MU59-MCBL0944000444289887000
• Pour les contributions CSR, contact : manager@smallstep matters.org
• Chaque roupie compte pour rapprocher Nico de son rêve !
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