Publicité

Premier League (23ᵉ Journée)

Arsenal-Man Utd : Casemiro s’en ira la tête haute et les poches pleines

25 janvier 2026, 03:30

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Arsenal-Man Utd : Casemiro s’en ira la tête haute et les poches pleines

■ Ovationné par Old Trafford après une prestation de haut niveau face à Manchester City, le Brésilien s’offre une sortie digne.

Il n'y a pas si longtemps, Casemiro semblait destiné à quitter Manchester United par la petite porte, étiqueté comme l’un des pires investissements de l’histoire du club. Mais l’annonce jeudi de son départ en fin de saison, à l’expiration de son contrat, intervient dans un tout autre climat.

Après une performance majuscule lors de la victoire contre Manchester City, samedi dernier, le Brésilien a reçu une ovation d’Old Trafford.

L’image est forte : Casemiro, bras levés, ovationné par Old Trafford après avoir étouffé le milieu de Manchester City. C’est une revanche éclatante sur le destin et sur les critiques. On se souvient tous de la phrase assassine de Jamie Carragher après le naufrage 4-0 contre Crystal Palace la saison passée :«Quitte le football avant que le football ne te quitte.»

À ce moment-là, Casemiro semblait fini, exposé en défense centrale, dépassé par le rythme. Mais le Brésilien a de l’orgueil. Plutôt que de s’enfuir en Arabie Saoudite, il est resté, a travaillé dans l’ombre et a prouvé que la classe est permanente.

La résilience de Casemiro force le respect quand on regarde ce qu’il a traversé. Erik ten Hag l’avait sorti à la mi-temps contre Liverpool, le remplaçant par un gamin de 20 ans, Toby Collyer. Ruben Amorim, à son arrivée, l’a laissé sur le banc pendant 12 matchs sur 15, critiquant publiquement son manque d’intensité.

Un luxe à 140 M€ !

N’importe qui aurait lâché. Pas lui. Il a profité d’une crise de blessures pour revenir et se rendre indispensable, jouant un rôle clé dans l’épopée en Ligue Europa et marquant des buts cruciaux. «Il s’est battu, il a travaillé... Tu joues si tu fais les bonnes choses», a fini par admettre Amorim. Aujourd’hui, avec 19 titularisations en 22 matchs, il est l’un des rares à tenir la baraque quand le navire tangue. Sans lui, United a perdu contre Grimsby, Brighton et City. C’est tout sauf un hasard.

Si sportivement, Casemiro tient la route, économiquement, il est un poids mort pour le «nouveau» United. À bientôt 34 ans, il pèse entre 380 000 et 440 000 euros par semaine. The Athletic estime son coût total (transfert + salaires) à près de 140 millions d’euros sur quatre ans. Pour Sir Jim Ratcliffe, qui a licencié 450 employés pour faire des économies, prolonger un tel contrat était impossible.

C’est une décision purement business. Prolonger Casemiro aurait coûté 20 millions d’euros par an. Une somme que le club préfère investir dans la reconstruction. Le départ du Brésilien va libérer une masse salariale colossale, permettant enfin de tourner la page des dépenses inconsidérées de l’ère Glazer. C’es t la fin du «FC Hollywood» et le début d’une gestion rationnelle.

Publicité