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Blanchiment présumé

Jean Lino Albert de retour en cour, le DPP attendu sur sa remise en liberté

15 janvier 2026, 16:47

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Jean Lino Albert de retour en cour, le DPP attendu sur sa remise en liberté

Jean Lino Albert a comparu ce jeudi 15 janvier devant la cour de Pamplemousses dans le cadre de l’enquête menée par la Financial Crimes Commission (FCC) pour blanchiment d’argent présumé. Lors de cette première comparution, son avocat, Mᵉ Vishayen Veerappapillay, n’a pas insisté sur la motion de remise en liberté conditionnelle, dans l’attente de connaître la position officielle du Directeur des poursuites publiques (DPP).

L’affaire a été renvoyée au vendredi 16 janvier, date à laquelle la cour devrait être informée du stand du DPP. Les débats relatifs à la motion formelle de remise en liberté conditionnelle ont été fixés au 22 janvier. L’habitant de Baie-du-Tombeau demeure en détention en attendant les prochaines étapes judiciaires.

Jean Lino Albert a été arrêté le mercredi 14 janvier à l’issue d’une perquisition à son domicile à Baie-du-Tombeau, menée alors qu’il n’était pas sur place. Cette opération a permis la saisie de deux véhicules, une Ford Ranger Wildtrak et une BMW X5, considérés comme disproportionnés par rapport à ses revenus déclarés.

Lors de la perquisition, son épouse a été conduite à la FCC pour interrogatoire. Elle a affirmé ne rien savoir des affaires de son mari et n’a pas été inquiétée davantage à ce stade.

L’enquête s’oriente sur des liens présumés entre Jean Lino Albert et Wendip Appaya, déjà poursuivi pour blanchiment d’argent. Les enquêteurs s’intéressent notamment à des déplacements effectués à Madagascar, où les deux hommes auraient voyagé peu avant une saisie majeure de drogue, un élément clé dans les soupçons de trafic transnational.

Jean Lino Albert s’est présenté volontairement à la FCC à Réduit Triangle, accompagné de son avocat. Après plus de cinq heures d’interrogatoire, il a été arrêté sous deux counts de blanchiment d’argent, en vertu de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act.

Le premier concerne l’acquisition, en octobre 2020, d’un terrain de 725 m² à Cocoteraie, Baie-du-Tombeau, estimé à Rs 1,3 million, avec des fonds suspectés de provenir du trafic de drogue. Le second porte sur la possession des véhicules saisis, soupçonnés d’avoir été financés par des revenus illicites.

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