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Éducation

Mixité dans les collèges : Le ministre clarifie une réforme mal comprise

11 janvier 2026, 10:00

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Mixité dans les collèges : Le ministre clarifie une réforme mal comprise

■ La question de la mixité dans les collèges à partir de 2027 continue de susciter débats et consultations au sein de la communauté éducative.

La question de la mixité dans les collèges à l’horizon de la rentrée 2027 continue d’alimenter les débats depuis la fin de l’année 2025. Parents, enseignants et syndicats se sont largement exprimés, parfois avec inquiétude, sur l’éventualité de voir les établissements secondaires accueillir garçons et filles dans le même environnement scolaire. Face aux interprétations divergentes, le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, a tenu à apporter des précisions afin de désamorcer une polémique qu’il estime en partie fondée sur une mauvaise compréhension du projet.

Selon le ministre, il ne s’agit pas d’introduire la mixité de manière ponctuelle ou incohérente, mais bien de repenser sa logique globale. «Il y a eu une mauvaise interprétation de la manière dont la mixité a été présentée. Ce que nous contestons, c’est la mixité introduite uniquement à partir du Grade 10, comme c’est le cas actuellement dans les collèges académies», explique-t-il. Pour Mahend Gungapersad, ce modèle pose un véritable problème de continuité éducative.

Il souligne en effet que le système actuel place les élèves dans des environnements contradictoires. «Les écoles primaires sont mixtes. Ensuite, de Grade 7 à Grade 9, l’enfant se retrouve dans un cadre non mixte. Puis, après la puberté, vers le Grade 10, on lui impose à nouveau la mixité. Avec ce modèle-là, nous ne sommes pas d’accord», insiste le ministre. Une alternance qui, selon lui, complique l’adaptation sociale et émotionnelle des élèves.

La réflexion autour de la mixité s’inscrit dans le Blue-print de l’éducation, document stratégique qui vise à repenser en profondeur le système éducatif mauricien. «Les consultations se poursuivent avec l’ensemble des stakeholders», précise Mahend Gungapersad. Parents, syndicats, éducateurs et autres acteurs du secteur sont appelés à contribuer à cette réflexion, afin de parvenir à un modèle plus cohérent et adapté aux réalités actuelles.

D’après le ministre, un consensus semble d’ailleurs se dégager. «Beaucoup s’accordent à dire que la mixité doit s’inscrire dans une continuité», affirme-t-il. L’objectif est d’offrir aux élèves un parcours scolaire stable, sans ruptures brusques dans leur environnement éducatif, tout en favorisant le respect mutuel et l’apprentissage du vivre-ensemble dès le plus jeune âge.

Un exemple concret de ce modèle existe déjà. Le collège du Mahatma Gandhi Institute (MGI) fonctionne selon un système de mixité continue, sans que cela ne pose de difficultés majeures. «C’est un modèle qui marche», souligne le ministre, yvoyant une source d’inspiration pour une réforme plus large.

Si le débat reste ouvert, le ministère insiste sur un point : aucune décision définitive ne sera prise sans concertation. L’enjeu est de taille, car il touche à la fois à l’organisation des collèges, au bien-être des élèves et à l’évolution du système éducatif dans son ensemble.

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