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Pétards et feux d’artifice

Pour respecter la tradition, on ne compte pas ses roupies

28 décembre 2025, 12:00

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Pour respecter la tradition, on ne compte pas ses roupies

Malgré la hausse des prix et un cadre réglementaire de plus en plus strict, la demande pour les pétards et feux d’artifice reste forte, portée par l’envie de marquer le passage à la nouvelle année dans le bruit, la lumière et la convivialité, à la mauricienne. Importateurs, autorités et services d’urgence appellent toutefois à la vigilance, rappelant que la fête ne doit jamais se faire au détriment de la sécurité.

?Une offre variée

Selon un importateur de pétards et feux d’artifice basé dans le Sud, le marché 2026 sera caractérisé par une grande diversité de produits, destinés aussi bien aux enfants qu’aux adultes. «Nous importons différents types de pétards et feux d’artifice pour répondre à tous les publics. Des petits articles ludiques pour les enfants aux grands spectacles pour les événements majeurs, l’offre est très large», explique-t-il.

Deux grandes catégories de feux d’artifice structurent l’offre. D’un côté, les feux sur-mesure ou traditionnels, développés spécifiquement pour le marché local. Ces spectacles incluent généralement une introduction, plusieurs tableaux et un bouquet final. Ils sont populaires car ils nécessitent moins de démarches administratives et s’adaptent bien aux célébrations privées ou communautaires. De l’autre, les feux classiques et grands spectacles, souvent synchronisés avec de la musique et parfois tirés depuis des barges en mer. Ces shows pyrotechniques de grande ampleur sont réservés aux événements importants, notamment dans les hôtels, ou lors de festivités publiques.

? «Pop Pop», «Super Démon»

Les pétards et feux d’artifice couvrent un large spectre de produits. On retrouve les pétards traditionnels, petits ou plus puissants comme les célèbres «Super Démon», mais aussi des chandelles, des mortiers, des mini-fusées, sans oublier les feux d’artifice pyrosymphoniques ou pyro-aquatiques destinés aux grands événements.

Ces articles sont classés selon leur niveau de dangerosité. La catégorie F1 regroupe les produits à très faible danger, généralement destinés aux enfants, comme les mini-fusées ou les incontournables «Pop Pop», qui restent les grands favoris des plus jeunes. La catégorie F2 concerne les pétards à faible danger, tels que les pétards classiques et les chandelles, dont la vente est interdite aux mineurs. Enfin, la catégorie F3, considérée comme danger moyen, inclut les gros pétards et certains mortiers puissants. Leur utilisation est strictement encadrée et soumise à autorisation.

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?C’est cher, mais il en faut

Comme de nombreux produits importés, les pétards et feux d’artifice n’échappent pas à l’augmentation des prix. Les importateurs évoquent la hausse du fret, des matières premières et des contraintes logistiques. Les petits articles pour enfants restent relativement accessibles, tandis que les pétards plus puissants et les feux d’artifice élaborés affichent des prix plus élevés qu’auparavant, en moyenne de 12 à 15 % par rapport à ceux de 2024.

Malgré cela, la demande ne faiblit pas. «Même si les prix ont augmenté, les gens continuent d’acheter pour perpétuer la tradition du Nouvel An», souligne l’importateur. Cette fidélité à la coutume illustre l’attachement des Mauriciens à une célébration festive, où le bruit des pétards et les éclats de lumière symbolisent le renouveau et l’espoir.

?Réglementation et autorisation

Les autorités rappellent toutefois que tous les pétards ne peuvent être utilisés librement. Les produits de catégorie F3, ainsi que les grands spectacles pyrotechniques, nécessitent des autorisations spécifiques auprès de la police et des services de secours. Ils doivent impérativement être tirés dans des zones dégagées, loin des habitations, des structures inflammables et du public.

Cette réglementation vise à limiter les accidents, les incendies et les blessures, particulièrement fréquents en période de fêtes, lorsque l’euphorie fait parfois oublier les règles élémentaires de prudence.

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