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Chagos Deal
Le gouvernement affirme agir dans l’intérêt des Chagossiens
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Chagos Deal
Le gouvernement affirme agir dans l’intérêt des Chagossiens
Le gouvernement a officiellement réagi au rapport de la Commission des relations internationales et de la défense de la Chambre des lords sur les «points de vue des Chagossiens concernant l’accord Chagos Royaume-Uni–Maurice», publié le 17 décembre. À travers un communiqué de l’Attorney General, Gavin Glover (photo), l’exécutif affirme avoir pris acte du document, tout en rappelant qu’il s’inscrit dans le cadre du processus parlementaire interne du Royaume-Uni. Le gouvernement reconnaît également la volonté du comité britannique de mettre en lumière les préoccupations exprimées par une partie de la communauté chagossienne.
Tout en respectant la démarche du comité, Maurice réaffirme avec fermeté sa position de principe : les Chagossiens constituent une partie intégrante du peuple mauricien et l’archipel des Chagos fait partie du territoire national. Le gouvernement souligne que ces éléments ont été clairement établis par l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice, le 25 février 2019. Le communiqué rappelle par ailleurs que le rapport lui-même reconnaît que le droit international ne confère pas aux Chagossiens un droit indépendant à l’autodétermination, distinct de celui de Maurice.
Dans cette perspective, l’achèvement du processus de décolonisation et la reconnaissance de la souveraineté mauricienne sur l’archipel sont présentés comme des étapes nécessaires pour remédier aux injustices historiques subies par la communauté chagossienne. Le gouvernement estime que ces avancées constituent un préalable indispensable à toute démarche de réparation durable. Le communiqué attire l’attention sur les limites méthodologiques de l’enquête sur laquelle repose le rapport britannique.
Ces limites sont d’ailleurs reconnues par le comité lui-même, qui précise que son étude ne prétend pas représenter l’ensemble des opinions chagossiennes. Selon le gouvernement, la méthodologie retenue tend à amplifier les voix les plus opposées à l’accord, alors que la majorité des Chagossiens vivant à Maurice, notamment ceux nés dans l’archipel et directement affectés par le déplacement forcé, soutiendraient le rôle de Maurice, souvent sans visibilité publique.
Depuis la conclusion de l’accord, le governement affirme travailler activement à la traduction concrète de la souveraineté mauricienne sur les Chagos. Des progrès ont été réalisés sur plusieurs volets, notamment la définition des critères d’éligibilité en vue de la réinstallation des Chagossiens, un sujet central pour la communauté. Le gouvernement relève que le rapport, finalisé le 10 décembre mais rendu public le 17 décembre, ne prend pas en compte certaines évolutions récentes, dont l’adoption par le Conseil des ministres, le 12 décembre, du Trust Fund for the Benefit of Chagossians Bill. Ce projet de loi prévoit la mise en place d’un fonds spécifiquement destiné aux Chagossiens, qui sera géré par des représentants de la communauté elle-même, répondant ainsi à une revendication majeure de longue date.
Par ailleurs, le communiqué indique que le rapport ne tient pas compte de la position officielle de Maurice interdisant toute pêche commerciale dans l’ensemble de la zone marine protégée de l’archipel des Chagos. Des protocoles d’accord et mémorandums relatifs à la mise en œuvre du traité sont également en cours de discussion et de finalisation. Le gouvernement insiste sur le fait que le traité comporte des obligations contraignantes pour Maurice en tant qu’État souverain, un aspect qui, selon lui, est souvent insuffisamment pris en compte dans le débat public.
L’Attorney General souligne que, malgré ces réserves, les préoccupations exprimées ne sont pas écartées et que le gouvernement demeure engagé dans une démarche de transparence, d’inclusion et de dialogue continu avec la communauté chagossienne.
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