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Société
Un enfant au cœur d’un bras de fer familial
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Un enfant au cœur d’un bras de fer familial
@Alarmy
«Laissez mon petit-fils en dehors des pressions familiales.» Derrière ces mots, la détresse d’une grand-mère maternelle qui dit n’aspirer qu’à une chose : le bienêtre de l’enfant qu’elle élève depuis plusieurs années. Le petit Mathieu*, âgé de six ans, orphelin de mère, se retrouve aujourd’hui au cœur d’un conflit familial opposant ses grands-parents maternels et paternels.
Depuis le décès de sa fille, emportée il y a quelques mois par une tumeur, Pamela* affirme être le principal repère affectif de son petit-fils. «Mathieu représente tout pour moi. Quand je le regarde, je vois le visage de ma fille», confie-t-elle, la voix chargée d’émotion. Selon elle, le père de l’enfant, bien qu’ayant reconnu son fils, vit en Europe et entretient peu de contacts réguliers avec lui depuis plusieurs années. «Il n’était pas marié à ma fille et, depuis quatre ans, il n’a pas réellement de connexion avec l’enfant», explique-t-elle.
Durant la maladie de sa fille, cette dernière aurait multiplié les déplacements entre Maurice, La Réunion et la France pour ses soins, parfois accompagnée de son fils. Pamela précise qu’un accord verbal avait alors été trouvé entre les familles : la grand-mère paternelle pouvait accueillir l’enfant le samedi et le ramener le dimanche soir, afin qu’il puisse reprendre l’école le lendemain.
Toutefois, après le décès de la mère, la situation aurait changé. La grand-mère paternelle aurait engagé des démarches judiciaires afin d’obtenir davantage de droits sur l’enfant, notamment pour l’avoir tous les week-ends. «L’affaire est devant la cour. Je ne comprends pas exactement ce qu’elle cherche, mais elle veut garder le petit plus longtemps», indique Pamela, tout en précisant qu’elle n’a jamais refusé que l’enfant voie sa famille paternelle, à condition que cela se fasse dans un cadre clair et rassurant pour lui.
Les tensions se seraient accentuées récemment lorsque Pamela affirme avoir été contactée par des officiers du Passport and Immigration Office. Ces derniers lui auraient demandé pourquoi elle conservait le passeport de son petit-fils, estimant qu’il aurait dû être remis au père ou à ses proches, celui-ci résidant à l’étranger. «J’ai expliqué que le passeport était en ma possession car Mathieu avait voyagé avec sa mère avant son décès, notamment pour lui rendre visite à La Réunion», soutient-elle. Elle affirme ne pas se sentir intimidée par cette démarche et dit envisager de déposer une plainte formelle afin de clarifier la situation.
C’est par la suite qu’elle aurait compris que le passeport serait destiné à permettre à l’enfant de rejoindre son père en Europe durant les vacances de Noël. Or, depuis le week-end dernier, Pamela dit ne plus avoir de nouvelles directes de son petit-fils. «Quand j’appelle, le téléphone de l’autre grand-mère est souvent éteint. Mathieu m’a seulement dit qu’il allait rester un peu plus longtemps avec elle, m a i s jusqu’à m a r d i matin, il n’était toujours pas rentré», raconte-t-elle.
Face à cette situation, la grand-mère maternelle dit avoir effectué une démarche auprès des autorités compétentes et s’être tournée vers la Child Development Unit afin de connaître les procédures permettant de récupérer l’enfant dans un cadre légal. «Je ne cherche pas le conflit. Je veux simplement que la justice se prononce et que la garde me soit accordée en bonne et due forme», insiste-t-elle.
À hier, Pamela poursuivait encore ses démarches administratives et judiciaires, dans l’espoir de retrouver rapidement son petit-fils et de garantir, selon elle, un environnement stable et sécurisant pour l’enfant, en attendant que la justice tranche ce différend familial délicat.
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