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Atelier régional de la COI
Un océan de solutions pour réduire la pollution plastique
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Atelier régional de la COI
Un océan de solutions pour réduire la pollution plastique
Gina Bonne, directrice par intérim de la Commission de l’océan Indien.
La Commission de l’océan Indien (COI), en collaboration avec le Secrétariat de la convention de Nairobi, a donné le coup d’envoi, hier à Bagatelle, d’un atelier régional de trois jours consacré à l’élaboration d’une stratégie commune visant à réduire la pollution plastique dans la région. L’événement réunit les points focaux nationaux des dix pays partis à la Convention de Nairobi, des représentants du projet Expédition plastique océan Indien (ExPLOI), ainsi que des experts en conservation marine et en économie circulaire. La directrice par intérim de la COI, Gina Bonne, a mis en avant l’importance de la coopération régionale pour bâtir une réponse à la fois localisée et efficace face au fléau de la pollution plastique.
Le projet ExPLOI, soutenu par la COI, est une initiative d’une durée de cinq ans visant à lutter contre la pollution plastique en Indianocéanie. Il s’articule autour de trois axes principaux : améliorer la connaissance des impacts de la pollution plastique, sensibiliser les populations et renforcer l’éducation à l’environnement, et promouvoir une économie circulaire. À bord du Plastic Odyssey, une vingtaine de scientifiques mènent une campagne océanographique coordonnée par l’Institut de recherche pour le développement, en coopération avec des institutions des cinq États membres de la COI et le Centre national de la recherche scientifique.
De son côté, Jared Bosire, secrétaire général de la Convention de Nairobi, a souligné que la pollution plastique constitue un défi majeur tant au niveau national que transfrontalier, en particulier pour les États insulaires. Il a notamment évoqué le transport des déchets plastiques par les courants océaniques, rendant indispensable l’adoption d’une approche régionale concertée.
Ont également pris la parole Laetitia Habchi, représentante de l’Agence française de développement, qui apporte un soutien financier au projet, ainsi que Sheila Boodhun, Deputy Director au ministère de l’Environnement. Cette dernière a indiqué que l’atelier vise à identifier des actions stratégiques adaptées aux réalités nationales tout en répondant aux ambitions régionales, en favorisant la collaboration transnationale et les échanges entre pairs autour des contraintes communes liées à la pollution plastique.
Convention de Nairobi
Adoptée en 1985, la Convention de Nairobi – officiellement intitulée Convention pour la protection, la gestion et le développement du milieu marin et côtier de l’océan Indien occidental – est un traité régional signé à Nairobi, au Kenya. Elle vise à renforcer la coopération entre les pays de l’Afrique de l’Est et de l’océan Indien occidental pour la protection des zones marines et côtières qu’ils partagent.
Administrée par le Programme des Nations unies pour l’environnement, la Convention offre un cadre aux États tels que le Kenya, la Tanzanie, Maurice et l’Afrique du Sud pour faire face aux menaces environnementales, notamment la pollution, renforcer leurs capacités en matière d’utilisation durable des ressources marines et répondre aux situations d’urgence grâce à des protocoles spécifiques liés à la gestion côtière. Le programme de travail actuel de la Convention de Nairobi (2022-2024) tient compte des enjeux émergents nécessitant un appui catalyseur dans la région de l’océan Indien occidental. Il met notamment l’accent sur l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD), en particulier l’ODD 14 relatif aux océans, à travers une approche écosystémique intégrant les zones marines protégées, la gestion des déchets marins et d’autres priorités environnementales.
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