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PNQ sur les «Night markets»
Shakeel Mohamed : «La vie revient dans nos villes et villages après des années d’asphyxie»
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PNQ sur les «Night markets»
Shakeel Mohamed : «La vie revient dans nos villes et villages après des années d’asphyxie»
La Private Notice Question (PNQ) du leader de l’opposition, Joe Lesjongard, sur l’organisation des night markets pour la saison festive 2025 a donné lieu à un échange nourri à l’Assemblée nationale. Bien que la question ait été initialement adressée au ministre des Collectivités locales, Ranjiv Woochit, c’est le ministre des Terres et du logement, Shakeel Mohamed, qui y a répondu, précisant qu’il avait présidé les cinq réunions du comité interministériel chargé de ce dossier.
Joe Lesjongard a demandé des éclaircissements sur les critères d’octroi, de retrait ou de refus des permis, les sites retenus, les mesures de sécurité, les consultations menées, le nombre de marchands concernés ainsi que la liste des bénéficiaires et les frais applicables. En réponse, Shakeel Mohamed a souligné que la politique du gouvernement vise à redynamiser les villes et villages la nuit, en particulier Port-Louis, tout en veillant à ne pas perturber les activités économiques normales ni compromettre la sécurité publique.
Un comité interministériel a été mis en place pour encadrer l’opération durant la période festive. Présidé par Shakeel Mohamed, il regroupait plusieurs ministres, dont ceux de l’Environnement, de la Jeunesse et des sports, du Travail, des Transports, du Commerce, de l’Industrie et des Collectivités locales, ainsi que le junior minister. Les Lord Mayors, maires, présidents de conseils de district, leurs Chief Executives, la police, les pompiers, la Traffic Management and Road Safety Unit, le ministère de la Santé et d’autres autorités ont également été associés aux travaux.
Selon les principes, seuls les marchands occasionnels résidant dans la juridiction concernée sont autorisés à opérer. Les autorités locales ont lancé des expressions d’intérêt et le nombre de marchands a été strictement encadré afin d’éviter toute prolifération. Les licences sont délivrées conformément à la Local Government Act de 2011 et à des directives spécifiques à la période festive. Les frais journaliers, variant entre Rs 150 et Rs 500, servent à financer le nettoyage, les toilettes, l’éclairage additionnel, les structures temporaires et les mesures de contrôle, sans coût pour l’État.
Shakeel Mohamed a détaillé une procédure d’attribution fondée sur la transparence, incluant la vérification des dossiers, une double validation et un tirage au sort en présence d’un Senior Usher de la Cour suprême, de représentants de la presse, de la police et des auditeurs internes. Les licences sont refusées lorsque les critères ne sont pas respectés, notamment en matière de résidence, d’âge ou de conformité des documents.
Concernant les sites, le ministre a précisé qu’aucune approche uniforme n’a été adoptée, chaque localité ayant ses spécificités. Les emplacements ont été choisis selon des critères de sécurité, d’accessibilité et de gestion urbaine. Sur les consultations, il a reconnu que des associations de commerçants avaient exprimé des inquiétudes liées à la concurrence et à la congestion, notamment à la rue SSR, préoccupations intégrées aux discussions.
Environ 750 marchands occasionnels, hors commerçants établis, sont attendus à travers le pays, à l’exception de Moka et du district de Rivière-Noire. Interpellé sur la participation de non-hawkers, Shakeel Mohamed a répondu que toute personne autorisée à exercer temporairement devient, de facto, un marchand occasionnel pour la période concernée. Il a assuré que les marchés fonctionneront exclusivement la nuit, avec un nettoyage complet avant la reprise normale de la circulation, insistant sur la volonté du gouvernement de ramener une ambiance festive et vivante dans les villes et villages.
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