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Rapport du PRB
L’UPSE, la FEU et le CITU exigent une publication immédiate et une compensation renforcée
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Rapport du PRB
L’UPSE, la FEU et le CITU exigent une publication immédiate et une compensation renforcée
L’Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE), la Federation of Education Unions (FEU) et le Congress of Independent Trade Unions (CITU) ont tenu, le mercredi 10 décembre, une conférence de presse à l’hôtel St George, à Port-Louis. L’objectif était de fixer leurs attentes avant la compensation salariale de 2026, de réclamer la publication «sans délai» du rapport 2026 du Pay Research Bureau (PRB), et d’exposer d’autres revendications sur les nominations, les effectifs et les «anomalies» de carrière.
Au chapitre du PRB, les trois organisations exigent que le rapport 2026, «attendu avant la fin de l’année», soit publié et appliqué rétroactivement. La présidente du CITU, Rajshree Thylamay, a appelé à «une correction, un respect et un dialogue». Concernant les prix des produits de consommation, elle a insisté : «Zour apre zour, prodwi pe monte dan sipermarse, dan bazar. Avek mem saler ki nou ti ena, kantite pe diminie.» Sur la compensation de 2026, le front syndical juge insuffisante toute référence à une inflation «officielle» limitée à 3,6-3,7 % d’ici la fin de décembre. Le syndicaliste Baumy Beezai Coomar a opposé d’autres indicateurs plus élevés aux chiffres gouvernementaux : «La Banque de Maurice dit que l’inflation est à 4,7 %. Statistics Mauritius dit 3,6 %. Alors, pour nous, 8,8 %.» Il a évoqué la hausse hebdomadaire des produits de première nécessité, du pain et des biscuits. Les syndicats ont plaidé pour une compensation alignée sur la «réalité du panier», assortie au maintien de l’allocation de Rs 3 000 et d’un ajustement plus large du salaire de base.
Deepak Benydin, vice-président du CITU, a présenté un panorama de revenus qu’il a attribué aux statistiques sectorielles et aux échanges en conseil. Il a dénoncé l’écart entre secteur privé et la fonction publique dans les bas salaires (≤ Rs 25 000) et a réclamé un «alignement» via le National Wages Council. Les plateformes ont avancé plusieurs paliers : une compensation de «pas moins de Rs 1 170» pour 2026 citée dans les échanges, le maintien de l’allocation de Rs 3 000 et le relèvement du salaire de base de «pas moins que Rs 27 500». À l’horizon familial, elles ont estimé qu’un revenu de Rs 45 000 serait nécessaire pour couvrir un budget des ménages.
Des «tensions de service» ont aussi été relevées. Les fédérations ont parlé de vacances persistantes de certains postes, d’«anomalies» de grilles et d’un système d’avancement «gelé». «Nous trouvons qu’il n’y a pas de nomination dans différents ministères. Il y a des Advisers de 70 à 86 ans. Est-ce que c’est logique ?», a lancé Rajshree Thylamay, soulignant un manque de renouvellement pendant que «nou fonksioner, nou pa gagn nanye». Les syndicats ont réclamé la réintroduction de l’incremental trade et un comité des anomalies rattaché au PRB, «publié en même temps» que le rapport.
Le président de l’UPSEE, Arvind Bhojun, a directement lié PRB, compensation et santé économique et a plaidé pour des amendements rapides des barèmes, avertissant qu’un salaire nominal à Rs 50 000 «ne dit plus grand-chose» avec la dépréciation. Il souhaite aussi des facilités modernisées (duty-free sur les véhicules électriques/hybrides) et la publication simultanée d’un «rapport des anomalies».
Les plateformes ont dressé un tableau d’un pouvoir d’achat érodé, comme un general attendant gagnant Rs 16 055 en base de salaire, des ménages «achetant à crédit» au supermarché, et une perte de Rs 1 833 de pouvoir d’achat pour un salaire de Rs 20 000 après retraits et hausses, selon leurs calculs internes. Les syndicats ont affirmé que «tout ce que nous gagnons dans la main gauche, ils le prennent dans la main droite» à travers taxes et tarifs.
Ainsi, elle ont demandé la publication du rapport 2026 du PRB avec effet rétroactif, une compensation indexée sur l’inflation «réelle», la sécurisation des allocations, la restructuration des échelles, et le calendrier des anomalies pour «réduire l’écart» et stabiliser les services essentiels avant la rentrée 2026.
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