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Voyage en Inde

La cour tranchera jeudi sur la demande de Renganaden Padayachy

10 décembre 2025, 13:30

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La cour tranchera jeudi sur la demande de Renganaden Padayachy

La demande d’autorisation de voyager en Inde du 12 au 18 décembre de l’ex-ministre des Finances, Renganaden Padayachy, a été de nouveau examinée par la cour, hier. L’audience a été marquée par le témoignage de l’assistant surintendant de police (ASP) Dussoye, de l’Anti-Money Laundering (AML) Unit du Central Crime Investigation Department, qui a réaffirmé l’opposition des enquêteurs à ce déplacement.

Selon lui, l’itinéraire soumis par l’ancien ministre des Finances soulève des risques sérieux. Bien que la destination officielle soit New Delhi, le trajet inclut une escale à Dubaï. Pour les enquêteurs, celle-ci ouvre la possibilité qu’il quitte la juridiction mauricienne. L’ASP Dussoye a ainsi expliqué que même si Renganaden Padayachy déposait son passeport mauricien, cela ne constituerait pas une garantie suffisante pour assurer son retour, puisqu’il pourrait voyager ou rester à l’étranger grâce à son passeport français. Il a également confirmé qu’Interpol Maurice avait sollicité Interpol Inde pour vérifier l’authenticité du sommet auquel Renganaden Padayachy dit être invité. Les enquêteurs préfèrent donc attendre une réponse formelle des autorités indiennes avant même de considérer la demande.

L’avocat de Renganaden Padayachy, Mᵉ Raouf Gulbul, a indiqué que son client est prêt à déposer son passeport auprès des autorités, estimant que cette mesure suffirait à rassurer les autorités. Mais l’ASP Dussoye a maintenu que cela ne changerait rien puisque la police n’a pas le droit de retenir ou confisquer un document français.

Renganaden Padayachy est impliqué dans deux dossiers majeurs liés à la Mauritius Investment Corporation (MIC). Le premier concerne un décaissement de Rs 45 millions en faveur de Menlo Park Ltd, soupçonné d’avoir été approuvé de manière irrégulière. La police enquête sur d’éventuels abus d’autorité et un possible détournement des fonds mis à disposition par la MIC. Le second dossier porte sur un montant de Rs 300 millions de surplus, alloué à Apavou Hotels Ltd. Dans cette affaire, la Financial Crimes Commission soupçonne des irrégularités dans le processus d’évaluation et d’approbation de la demande de financement, ainsi que la possibilité de manquements graves aux procédures internes de la MIC. Ces deux enquêtes sont actives, et c’est précisément pour cette raison que la police et la FCC considèrent que le risque de fuite demeure élevé. La Cour rendra sa décision ce jeudi.

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