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Saga Ravatomanga

Une nouvelle bataille judiciaire se prépare

6 décembre 2025, 10:00

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Une nouvelle bataille judiciaire se prépare

L’affaire Mamy Ravatomanga continue de s’intensifier alors que le businessman malgache, désormais détenu à la prison de Melrose, prépare une nouvelle offensive juridique contre la Financial Crimes Commission (FCC). Depuis plusieurs semaines, l’évolution du dossier est compromise par son état de santé délicat, qui a retardé plusieurs démarches initialement prévues par sa défense. Une version révisée de sa demande visant à faire annuler l’ordre de saisie-arrêt du 15 octobre 2025 devait être déposée en réaction à l’affidavit transmis par la FCC le 19 novembre, mais c’est finalement un changement de stratégie qui s’est dessiné lors de l’audience du mercredi 3 décembre.

Ce jour-là, devant la juge Véronique Kwok Yin Siong Yen, son avouée, Mᵉ Harsha Gobin, a annoncé qu’aucune version modifiée ne serait finalement produite.

Plutôt que de poursuivre sur la requête initiale, la défense compte soumettre une nouvelle contestation entièrement distincte, une démarche qui a conduit la Cour à renvoyer l’affaire au 15 janvier 2026. Pendant ce temps, la FCC, représentée par Mᵉ Nitisha Seetaram, maintient que l’ordre de gel reste pleinement justifié au vu de la portée de l’enquête en cours.

Selon la Commission, l’investigation ouverte le 13 octobre 2025 ne se limite pas aux soupçons de blanchiment d’argent. Les enquêteurs affirment que le dossier induit aussi des soupçons de corruption, de détournement de fonds publics et même d’un réseau de trafic de bois précieux, incluant du bois de rose et du bois de santal. La FCC précise également que certaines entités liées à Ravatomanga seraient concernées par ces vérifications. Sur le plan judiciaire, l’homme d’affaires a été formellement inculpé le 6 novembre dernier à Port-Louis, de trois chefs d’accusations provisoires : deux pour blanchiment d’argent et une pour entente délictueuse.

Les montants en question, répartis dans différentes institutions bancaires, dépasseraient Rs 7 milliards, des fonds provenant d’activités illicites, considère la FCC. Une autre accusation, datée du 14 octobre 2025, porte sur une entente présumée entre Ravatomanga, David Christian Thomas, Nasser Beekhy et Junaid Fakim, ancien commissaire de la FCC, dans le but d’influencer une enquête interne.

De leur côté, Ravatomanga et son épouse contestent la légitimité de l’enquête mauricienne. Ils soutiennent que la démarche de la FCC repose sur une plainte incomplète et qu’elle aurait des motivations politiques. Ils rappellent également que le Parquet National Financier (PNF) en France avait déjà examiné des allégations similaires avant de classer l’affaire sans suite en juillet 2023. La FCC considère pour sa part que ces arguments ne remettent pas en cause le caractère distinct des faits investigués à Maurice.

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La question du changement d’avocats

Transféré à la prison de Melrose le 2 décembre 2025, Mamy Ravatomanga se retrouve désormais dans un contexte où sa stratégie de défense pourrait évoluer de manière notable. Selon des informations concordantes recueillies dans son entourage juridique, un changement d’avocats serait tout à fait envisageable dans un avenir proche, une décision qui pourrait profondément infléchir la suite de la procédure.

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