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Diffamation en ligne
La famille Mahomed replongée dans l’angoisse, le ministre porte plainte
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Diffamation en ligne
La famille Mahomed replongée dans l’angoisse, le ministre porte plainte
■ Mᵉ Zeeshan Rajani (à dr.) et Osman Mahomed au CCID hier. Photo: Tony Fine.
Le ministre des Transports terrestres, Osman Mahomed, a saisi le Central Crime Investigation Department (CCID), hier, dénonçant une campagne de diffamation qu’il attribue à Deonarain Lokee. Accompagné de son avocat, Mᵉ Zeeshan Rajani, il a déposé plainte pour diffamation après une série de publications sur Facebook depuis le samedi 22novembre, visant son épouse et relatives à un accident mortel de la route survenu en 2017.
À sa sortie du CCID, Osman Mahomed a expliqué que ces attaques faisaient directement suite à son intervention radiophonique sur la sécurité routière. Il a accusé Deonarain Lokee d’avoir rouvert un dossier pourtant déjà clos par la justice. «Il a commencé à écrire des posts hautement diffamatoires concernant un accident fatal dans lequel mon épouse avait été impliquée», a-t-il déclaré. Il a rappelé que le jugement de la cour intermédiaire, rendu le 28 août 2023, avait conclu à l’innocence de son épouse, estimant que le cycliste, Siddick Tagaully, était en tort : vélo aux freins défectueux, pneus usés, consommation de méthadone et phénytoïne, et surgissement brusque d’une impasse en pente.
Mais le ministre a également insisté sur un aspect moins connu du public : les dysfonctionnements policiers mentionnés dans le jugement. Il a notamment évoqué l’absence de photographies produites par la police du point d’impact, l’édition d’un plan de scène sous un autre nom que celui de l’officier instructeur, des distances erronées et une confusion stupéfiante dans un document où son propre nom apparaissait comme celui du défunt. Ces griefs, il les avait déjà formulés dans une lettre adressée à l’Independent Police Complaints Commission le 5 octobre 2023, dénonçant ce qu’il percevait comme un «acte politiquement motivé» de la police contre sa famille.
Dans ce courrier, il demandait explicitement l’ouverture d’une enquête indépendante sur la manière dont l’investigation initiale avait été menée, affirmant que des éléments matériellement favorables à son épouse n’avaient pas été produits en cour et que de graves erreurs avaient plongé ses proches dans l’angoisse durant six ans. Le jugement de 2023 confirmait d’ailleurs plusieurs anomalies, allant jusqu’à qualifier certains éléments du dossier de «disturbingly unreliable».
Selon Osman Mohamed, malgré la transmission du jugement et de la lettre au principal concerné, les publications diffa- matoires ont continué. «Étant donné qu’il y a harcèlement à notre égard, j’ai dû faire une déposition. Je laisse cette affaire entre leurs mains», a-t-il conclu, confiant désormais la suite aux enquêteurs du CCID.
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