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Sécurité routière

Une foule en marche pour dire STOP aux drames routiers

23 novembre 2025, 05:30

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Une foule en marche pour dire STOP aux drames routiers

Nombreux sont les Mauriciens qui se sont déplacés pour soutenir la mobilisation et participer activement à la grande marche pacifique hier au Plaza à Rose-Hill. Le Mouvement pour la sécurité et la justice routière mauricienne a lancé un appel fort, et la population y a répondu en chœur : familles, jeunes, parents, associations, groupes citoyens… tous unis pour dire assez aux accidents mortels et réclamer justice pour les victimes.

Les préparatifs ont pris la forme d’un élan national. Sur les réseaux sociaux, des images montrent des dizaines de personnes confectionnant leurs pancartes avec soin.

Cette marche rend hommage à ceux qui ont perdu la vie sur nos routes : Feroz Mowlabaccus, le petit Kelyan, Muzzamil Hossenboccus, Amrita Luchmun, Laeticia Ramkhelawon, et tant d’autres encore dont les noms résonnent dans les familles brisées. Chacun porte une histoire, un deuil, une injustice.

Présent au milieu de la foule, le député travailliste Ehsan Juman a été frappé par la douleur des témoignages. Il a reconnu l’ampleur de la crise routière : «Nous sommes en train de prendre conscience que ce ne sont pas quelques accidents isolés. C’est une crise nationale. Chaque semaine, des familles sont détruites. Trop de vies s’envolent à cause de négligences évitables.»

Il a lancé un message direct aux autorités, aux entreprises et à la population : «Comment peut-on faire confiance à un autobus d’hôtel si l’établissement n’a même pas fait son due diligence? On laisse rouler un chauffeur sans permis, possiblement sous influence… Je suis interpellé. Trop de parents souffrent. La police doit appliquer la loi, et personne ne doit prendre la route avec insouciance. La sécurité routière doit redevenir sacrée.»

Ershad Hossenboccus, frère de Muzzamil, était également présent : «Nous sommes ici pour dénoncer une injustice. La loi doit être durcie.»

Autour de lui, des familles tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: «Aret touy dimoun lor la route», «Sécurité pa enn option», «Justice pou bann victimes»

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