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Quatro Five Six : Carton rouge pour les commissaires
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Quatro Five Six : Carton rouge pour les commissaires
Le verdict du comité d’appel dans l’affaire Roberto Perez contre sa suspension de quatre semaines et son amende de Rs 50 000 pour sa monte sur Quatro Five Six, le 30 août dernier, ne se limite pas à annuler la sanction infligée au jockey chilien. Il met surtout en lumière des lacunes étonnantes dans la conduite de l’enquête des Racing Stewards (RS).
Présidé par Mᵉ Robin Ramburn SC, le comité d’appel n’a pas mâché ses mots à l’égard des commissaires de courses (Ndlr : le board était composé de Julia Keevy (chairperson), Mᵉ Yahia Nazroo et Patrick Merven), estimant qu’ils avaient manifestement failli à leur devoir d’impartialité. Le verdict ne vise pas à innocenter Perez sur le fond, mais à annuler la sanction pour cause de «unfair hearing», une audience jugée inéquitable.
Le comité souligne d’ailleurs, au paragraphe 18 du rapport, que les commissaires donnent l’impression d’avoir déjà préjugé de l’affaire à travers les questions posées à Perez, ce qui a empêché le jockey de bénéficier d’une véritable audience équitable.
«It appears that the Stewards did very rarely ensure their questions were impartial and avoided resembling cross-examination of Jockey Perez. The questions posed were more than fact-finding and explanation-recording; the excerpts indicate that the inquiry process closely resembled a trial of the Jockey from its early stages, despite no formal charge being issued. By their questioning style, it may also seem that the Stewards came into the Inquiry with an already made-up mind,» peut-on lire dans le jugement.
Unfair hearing
Autrement dit, les commissaires de courses auraient mené un interrogatoire à charge, laissant transparaître un parti pris dès les premières étapes de l’enquête.
Un autre élément qui a pesé lourd en faveur du jockey : les commissaires n’ont pris en considération qu’une partie de ses explications, ignorant certains points essentiels de sa défense. Perez avait notamment insisté sur la position de ses talons, un détail jugé sans intérêt par les RS.
Plus préoccupant encore : lors de l’enquête, le jockey a été interrogé sur le fait d’avoir «urged» sa monture entre les 1000m et les 700m, mais jamais sur la possibilité de lui accorder un «breather» (un moment de récupération). Pourtant, il a ensuite été chargé pour «failing to give his horse a breather», une contradiction flagrante relevée par le comité.
Le rapport souligne: «Indeed, the transcript shows that throughout the Inquiry, the case put to the Jockey was that he ‘urged’ his horse from the 1000 metres to 700 metres posts. It was never put to him that he ‘failed to give his horse a breather’. And yet, he was charged with failing to give his horse a breather. On the facts, we agree with the Stewards that the Jockey ought to have given his horse a breather and had the Inquiry brushed on this aspect, the Jockey’s explanations would have entitled the Stewards to charge him for such a failure or not. But they certainly could not act as arbitrarily as they did by not touching on it during the Inquiry and yet charge him and find him guilty of such an act.»
En résumé, le comité d’appel a estimé que les commissaires ont agi de manière arbitraire, en accusant Perez d’un manquement qui ne lui avait jamais été soumis durant l’enquête.
Si le jockey chilien sort blanchi de cette affaire, ce jugement met surtout en cause le manque de rigueur et d’équité dans le processus disciplinaire des Racing Stewards, désormais sommés de revoir leurs méthodes.
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