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Affaire Mamy Ravatomanga
L’enquête du CCID s’oriente vers les zones d’ombre de l’atterrissage du jet privé
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Affaire Mamy Ravatomanga
L’enquête du CCID s’oriente vers les zones d’ombre de l’atterrissage du jet privé
L’enquête du Central Crime Investigation Department (CCID), à travers sa Special Cell, sur l’arrivée controversée du jet privé transportant le milliardaire malgache, Maminiaina (Mamy) Ravatomanga, dans la nuit du 11 au 12 octobre s’intensifie. Les limiers du CCID s’apprêtent à interroger, ce vendredi, une des personnes qui l’ont accueilli au Jet Prime Lounge de l’aéroport international sir Seewoosagur Ramgoolam. Cette audition est jugée stratégique car elle pourrait permettre de reconstituer la chaîne de décisions ayant conduit à cet atterrissage qui continue de susciter des interrogations au plus haut niveau.
Lors de la Private Notice Question du 28 octobre, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a apporté plusieurs éclaircissements sur cette affaire devenue hautement sensible. Il a notamment révélé que quatre individus se sont présentés au salon Jet Prime à 1 h 15, une demi-heure après l’atterrissage du jet. Les registres internes consultés par les enquêteurs montrent que l’accès au salon avait été demandé avant minuit, certains courriels remontant à 22 heures, le samedi 11 octobre. Des indices qui tendent à démontrer une préparation minutieuse de l’accueil du jet privé, loin d’une arrivée improvisée.
Par ailleurs, deux de ces visiteurs figuraient parmi les convives d’un dîner corporatif organisé à Avalon le même soir, un événement partiellement coparrainé par Jet Prime Ltd. Ces recoupements alimentent désormais les soupçons de coordination préalable, possiblement hors des circuits officiels.
Afin d’éclaircir ces zones d’ombre, le CCID a convoqué un cadre de Jet Prime comme témoin clé. Selon nos informations, ce dernier aurait soutenu avoir strictement respecté les procédures établies pour tout vol privé de cette nature. Son audition visait principalement à comprendre le rôle de chaque autorité dans la chaîne décisionnelle et si des instructions politiques avaient pu orienter le processus.
Quatre autres cadres de Jet Prime Ltd ont été entendus à leur tour. Ils ont confirmé que cinq passagers se trouvaient à bord du jet – dont Mamy Ravatomanga et l’ex-Premier ministre malgache, Christian Ntsay – tous détenteurs de visas touristiques valides pour deux semaines. Leur interrogatoire devrait se poursuivre afin de déterminer qui avait sollicité l’autorisation d’atterrir et dans quelles conditions celle-ci avait été accordée.
Pour le CCID, l’objectif est désormais clair : identifier toute éventuelle entorse aux protocoles de sécurité et d’immigration. L’affaire Ravatomanga, au croisement des intérêts économiques et diplomatiques, s’annonce comme l’un des dossiers les plus sensibles de l’année, susceptible d’impliquer plusieurs niveaux de responsabilité administrative et politique.
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