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Angleterre

Le point sur l’attaque à l’arme blanche dans un train qui a fait 10 blessés, dont neuf dans un état grave

2 novembre 2025, 14:29

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Le point sur l’attaque à l’arme blanche dans un train qui a fait 10 blessés, dont neuf dans un état grave

10 blessés dont neuf graves. C’est le bilan de l’attaque à l’arme blanche commise dans un train en direction de Londres, dans l’est de l’Angleterre. Deux personnes ont été interpellées par la police britannique qui cherche à identifier dimanche leurs motivations. 20 Minutes fait le point pour vous sur cette affaire.

Comment s’est déroulée l’attaque ?

L’attaque s’est produite dans un train parti à 18h25 de Doncaster dans le nord de l’Angleterre vers la gare londonienne de King’s Cross. La police a été alertée d’un incident à bord vers 19h40, et est intervenue en gare de Huntingdon, située près de la ville universitaire de Cambridge, à environ 120 kilomètres au nord de la capitale.

La British Transport Police a indiqué que des agents de la police locale sont alors « montés à bord du train et ont arrêté deux personnes qui ont été placées en détention ». Un passager cité par Sky News a rapporté avoir vu, une fois le train arrêté, des policiers faire usage de leur pistolet à impulsion électrique sur le quai pour maîtriser un homme armé d’un grand couteau.

Quel est le bilan de l’attaque ?

Dix personnes ont été transportées à l’hôpital, dont neuf dans un état très grave, a-t-elle précisé. Dimanche matin, quatre d’entre elles ont quitté l’hôpital, et le pronostic vital de deux autres reste engagé, a indiqué un responsable de la BTP, le superintendant John Loveless, lors d’un point presse.

Les témoignages de passagers du train décrivent la violence de l’attaque. Un témoin cité par plusieurs médias a indiqué avoir vu un homme courir dans le wagon, le bras ensanglanté, en criant : « Ils ont un couteau ! ». Un autre a rapporté avoir vu « du sang partout ».

Olly Foster, cité par la BBC, a raconté avoir d’abord cru à une plaisanterie liée à Halloween lorsqu’il a entendu des passagers crier « Fuyez ! Il y a un type qui poignarde tout le monde ». Il a décrit des sièges couverts de sang et un passager tentant de protéger une fillette lors de l’incident qui « semblait ne jamais devoir se terminer ».

Qui sont les suspects ?

Les services antiterroristes ont été saisis pour collaborer à l’enquête. « Les premières constatations indiquent qu’il s’agit d’une attaque isolée », a affirmé dimanche matin sur Sky News le ministre de la Défense John Healy.

« A ce stade, rien ne suggère qu’il s’agit d’un incident terroriste », a déclaré le superintendant John Lovelace lors d’un point presse. Il a également précisé que les deux personnes interpellées pour « suspicion de tentative de meurtre », sont « un homme noir de 32 ans, de nationalité britannique, et un homme de 35 ans, de nationalité britannique et d’origine caribéenne ».

Quelles sont les réactions ?

Le Premier ministre Keir Starmer a rapidement qualifié sur X l’incident d' « extrêmement préoccupant ». « Mes pensées vont à toutes les personnes touchées, et je remercie les services d’urgence pour leur réaction », a-t-il indiqué.

Le directeur général de la compagnie ferroviaire LNER, David Horne, s’est dit « profondément choqué » par le drame. Et la compagnie a appelé à ne pas voyager dimanche sur ses lignes en raison des perturbations toujours prévues.

Le roi Charles III s’est dit dimanche « absolument horrifié et choqué » par l’attaque. « Mon épouse (la reine Camilla) et moi-même sommes absolument horrifiés et choqués par cette terrible attaque au couteau. Nous compatissons profondément avec tous ceux touchés et leurs proches », a déclaré le roi, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Y a-t-il eu des précédents ?

Dans un pays où la législation sur les armes à feu est très stricte, les violences à l’arme blanche ont fortement augmenté ces quinze dernières années en Angleterre et au Pays de Galles, selon des chiffres officiels. Le Premier ministre a qualifié par le passé la situation de « crise nationale ». Le gouvernement Starmer a pris plusieurs mesures pour durcir l’accès aux armes blanches depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024.

Cette attaque intervient un mois après l’attaque contre une synagogue au nord de Manchester, où un homme avait attaqué des fidèles armé d’un couteau. Deux personnes avaient été tuées, l’une d’entre elles d’une balle tirée par la police intervenue sur les lieux.

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