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Affaire Ravatomanga

David Thomas maintenu en détention après sa sortie de clinique

27 octobre 2025, 14:39

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David Thomas maintenu en détention après sa sortie de clinique

David Jean Christian Thomas, 38 ans, superviseur au sein du Sodiat Group et considéré par les enquêteurs de la Financial Crimes Commission (FCC) comme l’un des collaborateurs les plus proches de l’homme d’affaires malgache Mamy Ravatomanga, a comparu devant le tribunal de Pamplemousses dans l’après-midi de ce lundi 27 octobre. La cour a renvoyé l’affaire au 3 novembre pour la suite des débats. En attendant, David Jean Christian Thomas demeure en détention. Cette comparution intervient trois jours après son arrestation par la FCC et quelques heures seulement après sa sortie d’une clinique privée, où il avait été admis pour des complications de santé signalées au moment de sa garde à vue.

Selon des sources concordantes, David Thomas est sorti de la clinique ce lundi matin avant d’être immédiatement conduit, sous escorte policière, au siège de la FCC, au Réduit Triangle. Il y a été interrogé sur des transactions bancaires massives et sur la coordination présumée d’opérations financières menées au bénéfice de Mamy Ravatomanga. L’interrogatoire s’est déroulé en présence de son avocat, Me Arassen Kallee, qui a indiqué que les investigations se poursuivront demain. Les enquêteurs soupçonnent David Thomas d’avoir joué un rôle opérationnel clé dans une tentative de dissimulation de près de 20 milliards de dollars américains (plus de Rs 900 milliards) via le système informatique d’une banque mauricienne. Selon la FCC, cette opération ferait partie d’un réseau transfrontalier impliquant des sociétés-écrans et des transferts internationaux.

David Thomas est également cité dans des échanges avec Nasser Bheeky, arrêté à l’aéroport de Plaisance vendredi soir, dans le cadre d’une tentative présumée de trafic d’influence auprès d’un officier de la FCC pour orienter l’enquête en faveur de Ravatomanga.

À l’audience, les représentants de la FCC ont objecté à sa remise en liberté conditionnelle, évoquant un risque élevé d’interférence avec des témoins ou d’autres suspects toujours recherchés. Ils ont également souligné la gravité du dossier, qui ne concerne pas uniquement des flux financiers à Maurice, mais aussi des circuits bancaires internationaux susceptibles d’avoir servi à recycler des fonds d’origine criminelle.

Son avocat a affirmé que son client «coopère à 100 % avec les enquêteurs» et «fournit toutes les informations à sa disposition», tout en soulignant qu’il «n’a rien à cacher». Me Arassen Kallee a ajouté que son client «n’a rien à voir avec les faits reprochés» et qu’il «n’est qu’un employé de la société appartenant à Mamy Ravatomanga».

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