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Travailleurs étrangers
Le ministre Boolell défend l’intégration des vétérinaires malgaches, Veerapa s’insurge
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Le ministre Boolell défend l’intégration des vétérinaires malgaches, Veerapa s’insurge
■ Arvin Boolell mise sur la coopération régionale pour renforcer les services vétérinaires. (Photo: © Tony Fine)
C’est un débat qui n’est pas près de se terminer entre le ministre de l’Agro-industrie, Arvin Boolell, et le président de la Mauritius Veterinary Association, Radhakrishna Veerapa, autour d’une question sensible : l’intégration des vétérinaires formés à Madagascar dans le système mauricien. Le ministre Boolell, lors du lancement d’un atelier mardi dernier sur le partenariat public-privé destiné à renforcer les services vétérinaires, a appelé à plus d’ouverture et d’équité envers les professionnels malgaches. «Il ne faut pas faire preuve de discrimination à leur égard. Ils méritent une inscription provisoire, puis permanente au registre vétérinaire», a-t-il affirmé.
Cette déclaration a immédiatement suscité la réaction du Dr Radhakrishna Veerapa, du Veterinary Council of Mauritius. «Je suis choqué !», a-t-il lancé, accusant le ministre de «discréditer l’honneur des vétérinaires mauriciens». Selon lui, «il n’y a jamais eu de cas de bullying» envers les vétérinaires malgaches. Il a tenu à rappeler que, selon la Veterinary Council Act 2020, seuls les praticiens agréés par le conseil peuvent exercer officiellement. «Certains vétérinaires malgaches participent à des campagnes de stérilisation organisées par la Mauritius Society for Animal Welfare, mais cela ne fait pas d’eux des vétérinaires enregistrés», a-t-il précisé.
Face à ces propos, le ministre Boolell a tenu à répondre fermement : «Dr Veerapa, avec tout le respect que je vous dois, mind your language. Vous êtes un esprit brillant, mais il y a de la place pour tout le monde. Les vétérinaires malgaches font du bon travail et méritent d’être reconnus.»
Le ministre a rappelé que cette question n’était pas nouvelle : «En 2005 déjà, quand un vétérinaire néo-zélandais était venu travailler à Maurice, certains lui avaient rendu la vie difficile. Nous devons évoluer. Nous vivons dans un monde de migration circulaire. Les professionnels mauriciens eux-mêmes exercent en Grande-Bretagne ou ailleurs.»
Pour lui, l’ouverture et la collaboration régionale sont essentielles au développement du secteur : «Nous devons partager nos connaissances, grandir ensemble et briser ce cercle vicieux de fermeture.»
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