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Secteur hospitalier
Des heures supplémentaires toujours pas validées pour des milliers d’employés
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Secteur hospitalier
Des heures supplémentaires toujours pas validées pour des milliers d’employés
Depuis plusieurs mois, une question cruciale secoue le secteur hospitalier : l’autorisation de paiement des heures supplémentaires aux travailleurs de première ligne, en particulier ceux du Workmen’s Group du ministère de la Santé, demeure non validée par l’administration. Cette situation, qui touche directement des milliers de membres du personnel hospitalier, soulève de vives préoccupations quant à la justice, la motivation et la continuité du service public.
Le syndicat représentant ces employés, la Civil Service Employees Union, a récemment reçu de nombreux signalements de ses membres. Ces derniers, souvent en première ligne face à la pénurie alarmante de personnel, sont régulièrement appelés à effectuer des heures supplémentaires pour garantir le bon fonctionnement des établissements de santé. Pourtant, ils se heurtent à une problématique administrative majeure : l’autorisation officielle pour le paiement de ces heures n’a pas encore été accordée pour la période allant de juillet 2025 à décembre 2025.
Selon les informations recueillies par le syndicat, cette absence d’autorisation concerne uniquement les travailleurs percevant le salaire minimum tels que les ambulanciers, les agents d’entretien, les aides-soignants et autres personnels de soutien. La situation est critique dans la mesure où ces employés, souvent nombreux dans chaque service hospitalier, travaillent sans recevoir de rémunération supplémentaire, ce qui alimente frustration et démotivation. La majorité d’entre eux, en effet, cumule parfois deux ou trois quarts consécutifs afin de pallier le manque de personnel, en sacrifiant leur vie personnelle et sociale.
Le problème ne se limite pas à une simple question financière. Il soulève également des doutes et une incertitude quant à la reconnaissance de leur engagement. Le syndicat souligne que, paradoxalement, les médecins, qui font également des heures supplémentaires, sont bien rémunérés pour ces efforts. Cette disparité crée un sentiment d’injustice parmi le personnel non médical, renforçant le malaise et la frustration.
Selon Devendranand Maunick, secrétaire de la Civil Service Employees Union, des démarches ont bien été entreprises par les hôpitaux pour obtenir cette autorisation, mais celles-ci semblent bloquées au niveau du ministère. La bureaucratie et le manque de validation administrative empêchent la mise en œuvre effective du paiement, laissant ainsi des milliers d’employés dans l’incertitude. L’un des aspects préoccupants de cette situation réside dans le fait que l’absence d’autorisation officielle pourrait dissuader certains travailleurs de continuer à faire des heures supplémentaires, ce qui pourrait compromettre la qualité et la continuité des soins. La question d’un nombre suffisant de travailleurs demeure également en suspens, car le déficit de ressources humaines oblige le personnel hospitalier à travailler dans des conditions difficiles, souvent au-delà de leurs capacités.
Face à cette crise, le syndicat demande instamment au ministère concerné de ne pas indûment pénaliser ces travailleurs. Il sollicite la mise en œuvre rapide de l’autorisation pour le paiement des heures supplémentaires ainsi que le respect des délais pour leur rémunération. La reconnaissance du travail effectué par ces employés est essentielle pour maintenir la motivation et assurer la stabilité du système de santé.
Nous avons sollicité le ministère de la Santé à plusieurs reprises. Nous attendons un retour.
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