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Assises de l’océan 2025

La pêche et l’aquaculture au cœur de la sécurité alimentaire

16 octobre 2025, 14:00

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La pêche et l’aquaculture au cœur de la sécurité alimentaire

■ Le thème 8 des Assises de l’océan 2025, «Pêcheries, aquaculture et sécurité alimentaire», a été au cœur des débats, hier.

Le thème 8 des Assises de l’océan 2025, «Pêcheries, aquaculture et sécurité alimentaire», a été au cœur des dialogues pré-consultatifs, hier, à l’auditorium d’IBL, au Caudan. Chercheurs, représentants du secteur privé, organisations non gouvernementales et pêcheurs se sont réunis pour discuter des enjeux liés à la pêche, à l’aquaculture et à la sécurité alimentaire.

Cette série de rencontres, qui se tient du 7 au 18 octobre, prépare les Assises de l’océan 2025. Les échanges ont mis en lumière les défis et les opportunités d’un secteur essentiel à l’économie mauricienne. Le ministre de l’Agro-industrie, de la sécurité alimentaire, de l’économie bleue et de la pêche, Arvin Boolell, a rappelé l’importance d’un processus inclusif et participatif. «Aucun acteur ne doit être laissé de côté dans la construction d’une économie bleue durable», a-t-il affirmé. Il a également évoqué la nécessité d’un changement de paradigme afin d’assurer un développement plus équilibré entre innovation, durabilité et équité sociale.

Le junior minister à l’Agroindustrie, Fabrice David, a pour sa part souligné que la pêche constitue «le pilier le plus ancien et le plus naturel de notre économie bleue». Il a salué le rôle des 22 000 Mauriciens travaillant dans ce secteur, et rappelé que la pêche et la transformation représentent environ 1,5 % du produit intérieur brut de Maurice. En 2024, les exportations de produits de la mer ont atteint Rs 10 milliards, soit près d’un cinquième des exportations totales du pays.

Patrick Fortuno, secrétaire de l’Apostolat de la mer, a pris la parole au nom des pêcheurs mauriciens. Il a rappelé que ces derniers sont souvent les premiers témoins du changement climatique et des difficultés rencontrées en mer. «Les pêcheurs vivent chaque jour les effets du climat et de la rareté des ressources. Ils ont besoin d’être entendus et accompagnés dans cette transition vers une pêche durable», a-t-il déclaré. Patrick Fortuno a également insisté sur la nécessité de mieux valoriser le savoir traditionnel des communautés de pêche et de leur donner une place dans les décisions qui concernent la mer.

Dans son intervention, la Director of Fisheries au ministère, Meera Koonjul, a reconnu qu’il y avait eu par le passé une déconnexion entre les politiques publiques et la réalité du terrain. Elle a toutefois affirmé que les nouveaux programmes lancés par le ministère visent à relancer le secteur et à exploiter pleinement le potentiel maritime du pays. «Maurice dispose d’une Zone économique exclusive immense, mais nos capacités restent limitées. Il faut bâtir une pêche moderne, innovante et durable, tout en protégeant les générations futures face aux menaces du changement climatique», a-t-elle souligné.

Les échanges ont également mis en avant le potentiel de l’aquaculture à Maurice, considérée commeune composante essentielle du développement de l’économie bleue. Les participants ont souligné la nécessité d’un cadre clair et durable pour soutenir ce secteur, notamment à travers la formation, la recherche et la collaboration entre les acteurs publics et privés. L’objectif : assurer une production responsable qui contribue à la sécurité alimentaire tout en préservant les écosystèmes marins.

La séance s’est clôturée sur un appel à renforcer la concertation entre pêcheurs, scientifiques et autorités, afin d’avancer ensemble vers une gestion équilibrée des ressources.

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