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Post-«Wakashio»
Maurice renforce ses dispositifs de sécurité maritime, annonce Arvin Boolell
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Post-«Wakashio»
Maurice renforce ses dispositifs de sécurité maritime, annonce Arvin Boolell
Photo d'archive.
Cinq ans après le naufrage du vraquier MV Wakashio au large de Pointed’Esny, le ministère de l’Agro-industrie a accéléré la mise en œuvre des recommandations formulées par la cour d’investigation, avec de nouvelles mesures destinées à renforcer la sécurité de la navigation dans les eaux territoriales et à prévenir de futures catastrophes, fait ressortir Arvin Boolell dans une déclaration à l’express.
Selon un rapport transmis par le ministère de l’Agro-industrie et de l’économie bleue, plusieurs chantiers sont désormais «achevés ou en voie d’achèvement». Parmi eux, la création de zones maritimes à éviter (Areas To Be Avoided – ATBA) autour de Maurice et de Rodrigues, instaurée par un avis de navigation dès 2020. Un protocole d’intervention a été élaboré par la National Coast Guard (NCG) pour gérer les navires à la dérive et un projet de désignation de zones maritimes particulièrement sensibles (Particularly Sensitive Sea Areas – PSSA) est en cours de validation auprès de l’Organisation maritime internationale, avec une adoption visée d’ici fin 2026.
Le gouvernement a également entrepris de moderniser son arsenal juridique. La Merchant Shipping Act a été amendée pour mieux sanctionner les propriétaires et capitaines responsables de pollution, et une nouvelle loi sur la responsabilité et l’indemnisation en cas de marée noire est entrée en vigueur en 2024. Parallèlement, une correspondance a été envoyée aux autorités indiennes et sri-lankaises pour recommander des sanctions contre le capitaine du Wakashio, reconnu coupable de «négligence grave». Sur le plan opérationnel, Maurice renforce la diffusion d’informations maritimes via le service NAVTEX et la coopération hydrographique avec l’Inde. Une carte de navigation mise à jour (Approaches to Grand-Port) a déjà été publiée et un protocole d’accord avec New Delhi est en négociation pour créer une autorité dédiée aux aides à la navigation.
La cour d’investigation avait aussi pointé du doigt la multiplicité des structures impliquées dans la gestion de crises. Désormais, le National Disaster Risk Reduction and Management Centre est désigné comme agence chef de file pour coordonner toute intervention maritime. Des exercices conjoints et un plan intégré de surveillance des eaux territoriales ont été lancés, dont une simulation de crise tenue le 10 octobre.
Enfin, les autorités envisagent d’étendre les systèmes de surveillance du trafic maritime, même si la NCG estime que ses radars actuels sont suffisants. La question d’un système de gestion du trafic (Vessel Traffic Management System – VTMS) dédié au littoral est toujours à l’étude.
Le naufrage du Wakashio en juillet 2020, causé par un échouement sur les récifs de Pointe-d’Esny, avait provoqué l’une des pires marées noires de l’histoire de Maurice, soulevant une vive controverse sur la gestion de la catastrophe. Les autorités espèrent aujourd’hui que les réformes engagées permettront d’«éviter qu’un tel drame ne se reproduise».
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