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Accident en France

Deux sœurs mauriciennes périssent : Complicité éternelle jusqu’au dernier souffle

11 octobre 2025, 11:00

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Deux sœurs mauriciennes périssent : Complicité éternelle jusqu’au dernier souffle

■ Marilyne et Marjory partageaient tout, des rires aux confidences.

Le 24 septembre, un drame s’est produit sur la D158 à Saint Georges-sur-Baulche, près d’Auxerre, en France. Deux véhicules se sont violemment percutés dans un virage, ôtant la vie d’Anne Marilyne Grassy et de Marie Doris Marjory Rivalland, deux sœurs mauriciennes inséparables.

La complicité entre les deux sœurs, si forte dans la vie, a marqué les esprits jusqu’au dernier instant. Famille, amis et proches se sont recueillis ensemble, pleurant la disparition de ces deux femmes unies non seulement par le sang, mais aussi par un amour et une affection mutuelle qui transcendent la vie et la mort. Les deux sœurs, âgées de 70 et 64 ans, étaient en vacances en France depuis juin pour un séjour de cinq mois, accueillies par le fils de Marilyne, Guillaume. Connues pour leur lien exceptionnel et leur complicité sans faille, elles partageaient tout, des rires aux confidences. Même la mort ne les a séparées que de deux jours, témoignant de ce lien indéfectible.

La famille Rivalland comptait cinq enfants : deux sœurs et trois frères, dont un est décédé pendant la pandémie de Covid-19. Marjory n’était pas mariée et n’avait pas d’enfants tandis que Maryline avait un fils unique, Guillaume, qui vit en France. Chaque année, les sœurs faisaient le voyage pour rendre visite à Guillaume et passer du temps en famille.

À bord de leur véhicule se trouvaient également deux autres personnes, dont la compagne de Guillaume, toujours hospitalisée. Dans un virage près du rondpoint de Villefargeau, leur voiture a été violemment percutée par un autre véhicule. La première sœur a succombé sur le coup tandis que la seconde, grièvement blessée, est décédée deux jours plus tard. Les deux autres occupants ont été hospitalisés dans un état critique.

Les sœurs ont travaillé ensemble pendant plusieurs années et vivaient sous le même toit. Elles partageaient les mêmes valeurs familiales et profitaient pleinement de leur retraite, voyageant chaque année et faisant tout ensemble. «Elles étaient très complices. J’étais très proche de mes tantes ; cela a été un moment difficile pour moi également», a confié un membre de la famille. Les dépouilles des deux sœurs ont été rapatriées à Maurice pour les funérailles. La veillée mortuaire a eu lieu le mercredi 8 octobre à la chapelle ardente d’Elie and Sons, à Beau-Bassin. Le lendemain, les cercueils ont été conduits à l’église St-Jean à Quatre-Bornes pour la cérémonie religieuse, avant l’inhumation au cimetière de St-Jean.

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