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Le sucre un «doux» ami ?

Stopper les édulcorants nocifs et importer le nouveau : L’allulose

19 septembre 2025, 10:34

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Stopper les édulcorants nocifs et importer le nouveau : L’allulose

Nous avons perdu la bataille contre le surpoids et l’obésité. Un Mauricien sur trois est obèse ! Les causes sont connues : street food (ah les paires de dholl puri), les produits gras caloriques, la junk food à l’américaine, nous grignotons entre les repas… Des habitudes alimentaires responsables du diabète de type 2, des maladies cardiovasculaires et même des cancers.

Une allergie aussi à 30 minutes de sport ou d’activité physique cinq fois la semaine. Nous sommes vainement conscientisés tout en occultant un «doux ami» néfaste pour notre santé. Le sucre. Un bon gulab jamun baignant dans un sirop de sucre ou enn gato moutay. Comment résister à de tels délices que réclame notre petit ventre bien rondelet ! Napa koze papa!

?Vérifier la glycémie

Nous nous délectons de tout ce qui est sucré. Alors rien d’étonnant si nous détenons le record de diabétiques de type 2. Nous négligeons de vérifier l’indice glycémique (IG) – taux de sucre. De 0 à 50 il est bas, de 51 à 70 il est modéré et de 71 à 100, il est dangereux et provoque un pic brutal. Il augmente tout simplement en mangeant du pain blanc. On vend maintenant une variété de pains (complet, au sésame, aux grains, au seigle…) mais à des prix pas toujours abordables pou lepep.

Certains sautent le petit-déjeuner, grave erreur selon les nutritionnistes. La fringale qui s’ensuit pousse à foncer sur des en-cas sucrés ou gras. Il faut se dire que le sucre est omniprésent : viennoiseries comme le croissant, céréales industrielles, confiture, jus de fruits pressés ou en pack. Ce sont des bombes de sucre. L’idéal serait de manger des flocons d’avoine, du pain complet, des œufs le matin. Pas de fringale mais qui peut se payer tout ça ? Ça nous rappelle la campagne «manger 5 fruits et légumes par jour». Inaudible pour la masse ? Comme marcher 10 000 pas par jour !

?L’aspartame

Nous n’allons pas énumérer la longue liste d’édulcorants en vente libre. Les principaux concernés sont les diabétiques, qui les connaissent par cœur et passent de l’un à l’autre. Selon les chercheurs, tous ces édulcorants sont à la longue nocifs. On retrouve le plus connu, l’aspartame, dans énormément de produits sans que l’on s’en rende compte. Il faut lire attentivement toutes les étiquettes qui sont obligatoires.

Cet édulcorant artificiel est le plus populaire. On le trouve dans les sodas, les canettes, le café mais la recherche scientifique a trouvé un lien entre l’aspartame et un certain type de cancer. Dans les années 60, on utilisait beaucoup la saccharine mais, graduellement, l’aspartame a pris le dessus sur les autres édulcorants. Il s’est généralisé dans les années 80/90 dans le chewing-gum, les céréales pour le petit-déjeuner et comme additif à certains aliments.

Certains chercheurs américains mettent en avant qu’il pourrait être néfaste en cas de tumeur cérébrale, dans des convulsions et même dans le retard de développement de certains animaux. Le président américain Ronald Reagan avait balayé tout ça d’un revers de la main et ouvert les vannes à l’aspartame que l’on introduit partout : dans les sodas, les restaurants, les salles à manger, dans le soda sans sucre dont la popularité monte en flèche. C’est un énorme marché.

On le retrouve dans le pain, les fromages, les fruits en conserve, les boissons sucrées, les repas congelés, les charcuteries industrielles, les jus de fruits ou de tomates, le ketchup, le lait pasteurisé, les confitures… il donne ce goût sucré. Ça rapporte des milliards de dollars par an.

Entretemps, l’OMS, en 2023, le décrit comme un acteur potentiel dans le cancer. Dans son constat, elle ajoute aussi les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’hypertension artérielle. Il ferait même vieillir le cerveau plus rapidement. Pris en grande quantité en tant que substitut au sucre, il joue un rôle dans le déclin cognitif, c’est-à-dire la pensée, les capacités de réflexion et de mémoire.

On a soumis à des tests des cobayes qui avaient pris de l’aspartame et certains autres édulcorants dits hypocaloriques. Les résultats laissent pantois. Le sucre qui titille la dopamine (le plaisir) dans nos cerveaux est en vérité un «doux» poison pour notre santé. Au niveau de la mémoire, du langage et de la réflexion, on a constaté un certain déclin, soit 1,6 an de vieillissement et 60 % dans les domaines cognitifs.

?Se passer de sucre ?

Ces mêmes chercheurs préconisent de diminuer ou de se passer de sucre sans ruiner le goût. Dans les gâteaux ou le chocolat, on pourrait mettre seulement 25 % de sucre et non 75 %. À la place du sucre, on pourrait mieux utiliser des épices comme la cannelle ou la cardamome (elaïti). Ne pas négliger les dattes riches en nutriments et en sucres naturels. Une parenthèse sur le riz. Tous les riz blancs ont un indice de glycémie très élevé. Ils se transforment en glucose après absorption. Prenez de préférence le riz complet dont l’IG ne dépasse pas 50. Une info importante pour nous.

Pourquoi ne pas se passer de bonbons, de sodas, de biscuits, de certains produits alimentaires. Il faut se méfier des aliments transformés ou ultra-transformés. Ils sont élaborés à partir d’ingrédients industriels et d’additifs pauvres en fibres, vitamines et minéraux. Leur composition est riche en sucres, sel, gras et additifs comme les colorants. Des composés toxiques. On rosit le jambon à l’aide d’une bombe. Nous sommes trop loin de la cuisine familiale mais proches d’additifs comme les édulcorants et les exhausteurs de goût.

Quelques exemples : boissons sucrées, produits de boulangerie ou de pâtisserie, plats préparés, snacks… Voilà qui impacte sur les risques d’obésité, de diabète, d’hypertension et de maladies cardiovasculaires. Un apport calorique élevé avec un manque de nutriments essentiels. Adieu à la crème glacée ou aux desserts surgelés après avoir dévoré saucisses et charcuteries. Gare aux sauces soja mauvaises pour les artères. Nous sommes mal embarqués mais une solution se profile à l’horizon…

?L’allulose

Ce tout nouvel édulcorant est en vente libre aux États-Unis, en Australie, en Nouvelle Zélande, en Corée du Sud, mais pas dans l’Union européenne. Il est actuellement soumis à des tests en Europe et ça peut prendre du temps. L’allulose est différent des autres sucres comme le fructose. C’est un sucre rare présent dans certains fruits, comme celui du jacquier, la figue, le raisin ou le kiwi. Il est faible en calories, donc utile pour la perte de poids. Il a un pouvoir sucrant similaire au sucre de table et ne provoque aucun pic de glycémie. Il se dissout facilement dans les boissons. Un bienfait potentiel pour ceux dont le foie est gras. Gluten-free.

S’il est utilisé modérément, l’allulose n’a aucun effet secondaire mais si on en abuse, il pourrait provoquer certains ballonnements et des gaz. De source fiable, nous apprenons que l’on procède à son évaluationà Maurice avant de le mettre en vente. Un espoir pour les diabétiques. En Europe, on peut l’acheter que si on le présente comme un produit américain. Il faudrait accélérer son analyse pour décider une bonne fois si on le mettra en vente libre. Il semble différent des autres édulcorants. Il faut aussi signaler le nouveau substitut de sucre naturel, dénommé Süvy et sans effet néfaste, des laboratoires Innovi. À ne pas négliger le Low GI Sugar Cubes (diabetic friendly) made in Moris. En vente partout.

Nous avons bien mérité une petite cuillère de lait condensé sucré non ? Incorrigibles Mauriciens!

Manz papie, zet dholl puri!

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