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Banque de Maurice
La masse monétaire en hausse, dopée par les dépôts en devises
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Banque de Maurice
La masse monétaire en hausse, dopée par les dépôts en devises
■ À fin juillet, la masse monétaire, l’ensemble de l’argent détenu par le public sous forme de billets, pièces et dépôts bancaires, atteignait plus de Rs 1 021 milliards.
La Banque de Maurice (BoM) a publié ses chiffres sur l’évolution monétaire pour juillet 2025. Ils montrent que l’argent en circulation dans l’économie continue de progresser, principalement grâce à une hausse marquée par des dépôts en devises étrangères. À fin juillet, la masse monétaire, c’est-à-dire l’ensemble de l’argent détenu par le public sous forme de billets, pièces et dépôts bancaires – atteignait plus de Rs 1 021 milliards, soit une hausse de 1,3 % en un mois.
Ce sont surtout les dépôts bancaires qui expliquent cette progression. Les Mauriciens et les entreprises détiennent désormais Rs 963 milliards en dépôts. Les dépôts en roupies n’ont progressé que légèrement (+0,5 %), tandis que les dépôts en devises étrangères ont bondi de plus de 4 %. Une tendance qui montre que beaucoup préfèrent sécuriser leur argent en dollars ou en euros, dans un contexte marqué par la faiblesse de la roupie et l’incertitude économique internationale.
La circulation des billets et pièces reste, elle, assez stable, avec Rs 57,8 milliards dans les portefeuilles et les caisses, soit une petite hausse de 0,4 %. En revanche, les titres émis par les banques pour se financer, comme certaines obligations, se sont effondrés, chutant de 62 % en un mois. Du côté des sources de cette masse monétaire, ce sont surtout les avoirs extérieurs – autrement dit les réserves et fonds en devises détenus par les banques et la BoM – qui ont fortement progressé (+6,9 %).
Les banques commerciales ont particulièrement renforcé leurs positions en devises, alors que les réserves de la Banque centrale ont légèrement reculé. Les prêts et créances à l’intérieur du pays progressent aussi, mais plus modestement (+0,8 %). Cela inclut à la fois le financement de l’État (+2 %) et les crédits accordés aux ménages et entreprises (+0,4 %).
En clair, l’économie dispose de plus de liquidités, mais cette abondance d’argent, surtout en devises, pourrait peser sur l’évolution future des prix et du taux de change. Car si l’attrait des dépôts en devises traduit une volonté de protection, il souligne aussi la perte de confiance dans la roupie, qui reste sous pression face aux grandes monnaies internationales.
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