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Infections respiratoires

Hausse des cas et vigilance renforcée

30 août 2025, 16:00

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Hausse des cas et vigilance renforcée

(Photo d'illustration)

La grippe et d’autres virus respiratoires continuent de circuler activement dans le pays. Selon les derniers chiffres des autorités sanitaires, 4 601 cas d’infections respiratoires aiguës (IRA) ont été enregistrés entre les 18 et 24 août dans les structures publiques. La semaine précédente, on en comptait 4 253, soit une hausse notable en l’espace de quelques jours. Pour le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de santé, cette augmentation est directement liée aux conditions climatiques actuelles. «Le climat froid et sec constitue un terrain favorable à la propagation des virus respiratoires. Plusieurs circulent en ce moment : le virus de la grippe, le rhinovirus, le virus respiratoire syncytial, l’adénovirus et bien sûr, la Covid19», explique-t-il.

Qu’est-ce que l’adénovirus ?

Souvent méconnu du grand public, l’adénovirus est l’un des responsables des IRA. Il provoque des symptômes qui ressemblent à ceux de la grippe ou d’un gros rhume : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, toux parfois persistante. «Ces infections peuvent paraître bénignes, mais elles ne doivent pas être prises à la légère, surtout chez les personnes fragiles», insiste le Dr Khodabocus. L’adénovirus peut, dans certains cas, entraîner des complications respiratoires plus graves.

Covid-19 : cas en baisse mais toujours présents

Concernant le Covid-19, difficile d’obtenir des statistiques précises. Le médecin souligne que la surveillance se poursuit, mais que les chiffres ne sont pas systématiquement consolidés. *«Oui, il y a des cas de Covid-19. Nous observons de petits pics, mais les chiffres sont beaucoup moins élevés qu’auparavant. Les cas sont suivis à travers la surveillance clinique et par tests en milieu hospitalier.» *S’il n’y a pas de flambée comparable aux vagues précédentes, le virus reste néanmoins présent et peut causer des complications chez les personnes vulnérables.

Qui sont les plus à risque ?

Le Dr Khodabocus rappelle que certaines catégories de la population doivent faire preuve d’une vigilance accrue : les personnes âgées, les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes, les patients souffrant de maladies chroniques (diabète, maladies cardiovasculaires, asthme ou autres pathologies respiratoires, cancer, dialyse, VIH).

Chez ces patients, une infection respiratoire peut rapidement dégénérer en bronchite sévère, pneumonie voire entraîner un décès. «Ce sont ces personnes qui développent le plus de complications et pour lesquelles la grippe ne doit jamais être banalisée», alerte-t-il.

Paroles de parents

Certains parents rencontrés expliquent qu’ils redoublent de prudence face à cette vague d’infections. Quelques-uns affirment protéger leurs enfants en leur donnant régulièrement de la vitamine C pour renforcer leurs défenses immunitaires. D’autres préfèrent recourir aux pharmacies lorsqu’un enfant tombe malade. «Quand nous achetons des médicaments à la pharmacie, nos enfants se rétablissent en deux jours à peine. En revanche, avec les médicaments de l’hôpital, il faut parfois attendre presque deux semaines pour voir une amélioration», confie une mère de famille.

Vaccination et prévention : les armes disponibles

Le vaccin contre la grippe est disponible dans les hôpitaux régionaux et centres de santé. Les horaires de vaccination sont de 9 à 13 heures du lundi au vendredi, et de 9 à 11 heures le samedi.La vaccination est fortement recommandée pour les personnes vulnérables. «Même si la saison hivernale est déjà avancée, il n’est pas trop tard pour se protéger. Le vaccin aide à réduire la gravité des symptômes et à limiter les risques de complications», insiste le médecin.

Mais le vaccin ne suffit pas. Les gestes barrières demeurent essentiels : lavage fréquent des mains à l’eau et au savon ; port du masque dans les lieux clos ou mal ventilés ; utilisation de mouchoirs jetables ; isolement en cas de symptômes. «Si vous êtes malade, restez quelques jours à la maison. Cela favorise le rétablissement et permet d’éviter de contaminer vos proches ou vos collègues», recommande le Dr Khodabocus.

Un système immunitaire renforcé comme allié

Au-delà de la prévention médicale, le médecin insiste aussi sur le rôle de l’hygiène de vie. «Pour mieux se défendre contre ces infections, il est important de renforcer son système immunitaire : onsommer cinq fruits et légumes par jour, bien s’hydrater, éviter le tabac, faire de l’exercice régulièrement – ne serait-ce que 10 à 15 minutes de marche par jour – et gérer son stress», conseille-t-il.

Ces recommandations prennent tout leur sens alors que les infections respiratoires demeurent très contagieuses. «Beaucoup pensent qu’un simple rhume ou une grippe n’est pas grave. Mais chez les personnes fragiles, cela peut très vite évoluer vers une situation critique», conclut-il. En cette période hivernale, la prudence reste donc de mise. Vaccination, gestes barrières et hygiène de vie saine constituent les trois piliers pour limiter les risques et protéger les plus vulnérables.

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