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Vols répétés dans les champs

«On travaille jour et nuit, et ce sont les voleurs qui récoltent» déplore une agricultrice

5 août 2025, 14:19

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«On travaille jour et nuit, et ce sont les voleurs qui récoltent» déplore une agricultrice

La quiétude des terres agricoles est depuis quelque temps troublée par une série de vols à répétition. À Clémencia, Suryachandrani Dwarka, une agricultrice, raconte le quotidien difficile des planteurs face à l’insécurité grandissante dans les plantations, malgré les efforts déployés pour sécuriser les récoltes.

«Nous devons faire des patrouilles régulières et nous avons aussi des caméras de surveillance, malgré tout, des voleurs encagoulés entrent et emportent nos légumes», confie Suryachandrani Dwarka, la voix chargée de fatigue. Comme de nombreux agriculteurs de la région, elle est victime de vols récurrents, notamment durant les périodes de récolte.

Le mode opératoire est souvent le même : les voleurs, bien informés, ciblent les plantations mûres, prêtes à être cueillies. «Ils attendent que les légumes soient prêts. Nous, on a planté, on a attendu, on a surveillé… et ce sont eux qui récoltent. Nous sommes les grands perdants.» Une situation qui devient de plus en plus décourageante pour les travailleurs de la terre, qui s’investissent jour et nuit, par tous les temps, dans une activité essentielle à la sécurité alimentaire du pays.

Malgré la présence de caméras et de rondes de surveillance menées par les planteurs eux-mêmes, les vols persistent. Le soutien des autorités semble limité, déplore la planteuse : «La police n’arrive pas à retrouver les voleurs. On nous dit que c’est à nous de faire nos enquêtes, mais nous ne sommes pas des détectives. Nous sommes de simples planteurs.»

Suryachandrani Dwarka évoque également les risques liés à l’auto-enquête : «Et si on soupçonne quelqu’un et que cette personne devient agressive ? Si notre tentative de recherche de vérité tourne au drame ? Ce n’est pas notre rôle.» Le sentiment d’abandon grandit dans les rangs agricoles.

Face à cette montée de l’insécurité rurale, des voix s’élèvent pour demander des mesures plus strictes et un meilleur encadrement légal. «Il est urgent d’introduire des lois sévères pour protéger les planteurs. Nous travaillons 7 jours sur 7, matin et soir, qu’il pleuve ou qu’il fasse beau. Il faut que notre labeur soit respecté et protégé.»

Ce cri du cœur résonne bien au-delà de Clémencia. Il interpelle sur la nécessité de renforcer la sécurité dans les zones agricoles, de mieux accompagner les planteurs et de considérer leur contribution à l’économie nationale à sa juste valeur.

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