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En Asie

Les cours du pétrole bondissent après les frappes américaines en Iran

23 juin 2025, 03:00

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Les cours du pétrole bondissent après les frappes américaines en Iran

(Photo d’illustration)

Les cours du pétrole se sont envolés de presque 6% lundi en Asie avant de tempérer leur hausse, tandis que les Bourses s'inclinaient, après les frappes américaines en Iran qui font redouter une escalade au Moyen-Orient.

Le marché du pétrole scrute l'Iran

Vers 00H45 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 2,86% à 79,21 dollars, après avoir bondi de 5,7% à 81,40 dollars en début d'échanges, au plus haut depuis fin janvier. Le baril de WTI américain bondissait de 2,82% à 75,92 dollars après avoir grimpé jusqu'à 78,40 dollars, également un sommet depuis cinq mois.

Téhéran a menacé clairement les États-Unis de représailles dimanche, avec le risque d'une escalade hors de contrôle au Moyen-Orient, après des frappes américaines qui ont permis selon Washington de détruire le programme nucléaire iranien. Les développements du week-end ont ravivé la crainte du pire scénario possible pour le marché pétrolier: la fermeture du détroit d'Ormuz, au large des côtes iraniennes, par lequel transite près de 20% du pétrole mondial et un tiers du trafic pétrolier du globe.

«Nombreux sont ceux qui voient l'Iran se rapprocher d'une perturbation de la logistique et de la liberté de passage des navires traversant le détroit d'Ormuz», commente Chris Weston, du courtier Pepperstone. Mais «l'Iran n'a même pas besoin de s'engager officiellement dans cette voie extrême pour infliger des dommages économiques au monde: en alimentant la conviction qu'il pourrait perturber cette voie logistique essentielle, les coûts maritimes (assurances et coût du fret) pourraient augmenter au point d'avoir un impact significatif sur l'approvisionnement en hydrocarbures», insiste-t-il.

Les taxes douanières

Selon les représailles iraniennes, les exportations d'or noir depuis le Moyen-Orient pourraient se voir affectées. Avec une production d'environ 3,3 millions de barils par jour, l'Iran est le neuvième producteur au monde, selon les spécialistes. Mais c'est surtout une limitation ou un arrêt du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz qui alarme le marché.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) «estime que des voies terrestres alternatives, telles que l'oléoduc Est Ouest de l'Arabie saoudite vers la mer Rouge et un oléoduc émirati peuvent offrir une alternative mais leur capacité représente à peine un quart du volume quotidien typique transitant par Ormuz», poursuivent-ils. En revanche, «les stocks mondiaux élevés de pétrole, les capacités de réserve disponibles de l'OPEP et la production de gaz de schiste américaine pourraient constituer une certaine protection» dans l'immédiat, tempèrent-ils.

Autre inquiétude: l'approche de la date butoir en juillet pour le relèvement des surtaxes douanières dites «réciproques» imposées par l'administration Trump, et qui visent nombre de pays asiatiques.

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