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Élections municipales 2025

Vacoas l Suren Dayal : «Notre adversaire, c’est l’abstention»

26 avril 2025, 15:00

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Vacoas l Suren Dayal : «Notre adversaire, c’est l’abstention»

L’ancien ministre, candidat battu aux élections de 2019, agit comme un mentor aux côtés des candidats de l’Alliance du changement à Vacoas–Phoenix, surtout dans le Ward IV. Son frère, Veejandra Dayal, ancien maire de la ville, est candidat dans cet arrondissement.

Candidat battu aux élections générales de 2019 dans la circonscription no 8 (Quartier Militaire–Moka). Ancien ministre de l’Intégration sociale et de l’Éducation. Élevé, le 12 mars dernier au rang de Grand Officer of the Order of the Star and Key of the Indian Ocean (GOSK). Suren Dayal se présente comme un «genre de mentor» pour les candidats de l’Alliance du changement à Vacoas–Phoenix, surtout ceux du Ward IV.

Question stratégie : les candidats soutenus par les élus des circonscriptions no 15 (La Caverne–Phoenix) et no 16 (Vacoas–Floréal) animent-ils des réunions nocturnes ? Suren Dayal confie qu’ils privilégient les rencontres individuelles, le porte-à-porte, dans les «coins et recoins». Habitant de Vacoas, Suren Dayal ajoute que son action sur le terrain lui a permis de redécouvrir des quartiers méconnus de la ville. «De 1995 à aujourd’hui, j’ai passé la majeure partie de mon temps à Quartier-Militaire–Moka. Je prône la politique de proximité.» Au no 8, Suren Dayal a été élu en 1995, battu en 2000, élu en 2005 et 2010, et battu en 2019.

Ses tournées dans les coins et recoins de Vacoas lui ont permis d’entendre que «partout les gens se sont sentis abandonnés pendant dix ans. Zordi zot santi ki zot pe kapav koze, zot kapav voice out zot feelings, zot bann krint». Il affirme avoir constaté qu’il y a de «nombreux lieux laissés à l’abandon, des terrains en friche», des problèmes liés à l’asphaltage des routes, les drains, le manque de loisirs, la consommation des drogues. Face à ces constats établis par les habitants, le mentor explique que les candidats de l’Alliance du changement à Vacoas «doivent passer beaucoup de temps à l’écoute de ces citadins». Ce qui sur le plan pratique sera «utile» car les «futurs élus sauront quoi faire, à quoi ils devront donner priorité. Cela facilitera le travail».

Quelles sont ces zones laissées à l’abandon? Suren Dayal cite Clairfonds, Paillotte. «À Closel, des gens disent qu’à la tombée de la nuit, ils ont peur d’emprunter certaines rues mal éclairées, surtout là où il y a des bâtiments désertés. Ou trouv zolizoli lakaz, me landrwa-la laissé pour compte.» Ou encore qu’à la moindre averse, à cause des inondations, «zot bizin tir soulie marse ale». En tant que mentor, son rôle est d’accompagner les candidats face à des citadins, «outrés». Des citadins qui martèlent que «pendant dix ans, ils ont souffert. Nous devons les comprendre».

Du haut de son expérience, craint-il un faible taux de participation lors du scrutin du dimanche 4 mai prochain ? «Depuis le Nomination Day, j’ai dit aux candidats que notre adversaire, c’est l’abstention.» D’où le travail sur le terrain pour expliquer aux citadins qu’ils doivent participer au développement de leur région. Un brin philosophe, Suren Dayal partage la parabole de l’homme religieux qui demanda à un groupe d’apporter de l’eau et à un autre groupe d’apporter du lait. «Sakenn inn panse lot-la pe amenn dile. Au final, tout le monde a apporté de l’eau.» C’est sa façon de dire que le camp gouvernemental reste vigilant. Tout en comptant sur les nombreux «camarades de proximité, qui décident de qui doit faire quoi».

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